Les 3 clefs du bonheur

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Dans cet article, je propose la suite de ma réflexion sur la spiritualité. Tout en illustrant mon propos, je vais vous donner 3 clefs du bonheur qui sont souvent ignorées ou mal comprises dans le contexte de la spiritualité.

La spiritualité consiste à enlever le vêtement du psychisme pour trouver l’absolu. Mon premier constat est que la majorité des gens dans le domaine spirituel n’ont pas vraiment envie de cela. Sur des centaines de personnes avec qui j’ai pu échanger, je peux compter sur les doigts d’une main celles qui visaient réellement ce but. Les autres 99% veulent simplement une vie meilleure.

Moi-même, lorsque je me suis intéressé à la spiritualité je faisais partie de ces 99%. Puis je me suis rendu compte qu’il existait autre chose et j’ai changé de cap. Je ne regrette pas mon choix, mais aujourd’hui, je découvre un autre chemin plus simple et plus adapté à ce que je souhaitais au départ. J’aurais probablement fait les choses autrement si je l’avais connu il y a 15 ans.

J’ai toujours encouragé les gens à suivre mon chemin, mais je me demande si c’est vraiment une bonne idée. Lorsque les gens souhaitent apprendre à conduire une voiture, on ne les pousse pas à apprendre la mécanique. Pourtant, ce que je cherche à faire depuis des années est assez similaire à cela.

La quête spirituelle en elle-même engendre tout un tas de problèmes qu’une personne qui souhaite simplement une vie meilleure préférerait éviter. Même si la vie n’est jamais un long fleuve tranquille, il existe des méthodes bien plus directes qui permettent d’éviter pas mal de ces problèmes.

Mon second constat est que la notion de spiritualité est associée à tout un lot de croyances qui nous compliquent la vie inutilement, alors que dans la majorité des cas, nous ne recherchons pas une vie spirituelle, mais une vie meilleure. Le simple fait que sous la même étiquette, certaines personnes souhaitent une vie meilleure alors que d’autres cherchent à connaître l’absolu est une sacrée source de confusion.

L’exemple le plus classique est la personne qui affirme être sans ego, ou qui explique qu’il faut détruire l’ego. En réalité, l’ego est notre « véhicule » terrestre. La disparition de l’ego ne se produit que le temps d’une expérience. Lorsque nous revenons de l’expérience, il est temps de revenir sur terre pour composer avec notre humanité.

Mais il y a pire. De nombreux spécialistes du bonheur considèrent que la responsabilité en est l’une des clefs. Par exemple, dans le stoïcisme, on nous enseigne que le problème n’est pas le monde, mais notre réaction au monde. Le père de l’hypnose thérapeutique moderne, Milton Erickson affirmait que tout son travail de thérapeute consistait à faire passer les gens d’un état d’irresponsabilité à un état de responsabilité. L’écrivain-psychologue, Jacques Salomé explique qu’il a fait un pas énorme le jour où il a compris qu’il était le seul à entretenir ses souffrances…

Dans le milieu spirituel, il est habituel de croire aux vies antérieures, au bas astral, aux envoûtements, au destin… Toutes ces croyances nous incitent à être irresponsables de notre état émotionnel et à accuser des phénomènes extérieurs pour justifier nos malheurs. Mais nous sommes tentés d’adopter l’une de ces croyances, parce que si tout le monde y croit, c’est sûrement vrai. Une croyance peut être utile, mais elle n’est jamais vraie. La vérité est ineffable. Et les croyances que j’ai listées nous rendent moins responsables et nous font du mal. Non seulement elles sont inutiles, mais elles sont néfastes.

Le stoïcisme va plus loin et nous propose une deuxième clef du bonheur. Nous sommes responsables de notre monde intérieur. Mais nous n’avons pas le contrôle de ce qui est extérieur et nous devons être capables de nous en détacher plutôt que de chercher à le contrôler lorsqu’il ne nous satisfait pas. Dans le domaine spirituel, il existe toutes sortes de techniques de manifestation de souhaits enseignées sans aucun garde-fou. Cela engendre beaucoup d’agitation et de souffrance inutile. On trouve aussi des « anti-attractions » qui expliquent que pour être spirituel, il ne faut rien désirer. Mais cela pose également un problème.

Naturellement, l’être humain a tendance à penser qu’il sera heureux lorsqu’il aura obtenu « ceci ». Mais lorsqu’il a obtenu « ceci », il n’est toujours pas heureux. Maintenant, il se dit que pour être heureux, il doit obtenir « cela »… Dans le domaine spirituel, on nous dit unanimement que le désir est mauvais et qu’il faut l’annihiler. Mais une telle démarche nous incite à nous couper du monde. Le plus souvent, cela se manifeste par des blocages avec l’argent et/ou la sexualité. Ne plus avoir de désir nous rend incapables de faire le moindre projet. Pourtant, faire quelque chose de notre vie en s’impliquant dans des projets, même terre-à-terre, nous rend heureux, bien plus facilement que de nous couper du monde.

Au sujet du désir, le stoïcisme nous enseigne une troisième clef du bonheur. Pour être heureux, et sortir de la surenchère permanente du désir, il suffit de continuer à s’émerveiller devant ce dont nous avons l’habitude. Si lorsque j’ai « ceci », cela ne me suffit plus, mais que je désire « cela », ce n’est pas parce que le désir est mauvais. C’est seulement parce que mon désir est immature. En continuant d’apprécier avec autant d’émerveillement que le premier jour, ce que nous avons déjà, nous rendons notre désir mature. Cela permet de sortir de la surenchère permanente du désir. Ainsi, il ne constitue plus un problème. Il devient alors possible de profiter de la vie sur terre sans jamais en ressentir les limites.


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