Comment se débarrasser des maîtres spirituels (partie III, les méthodes)

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Si vous avez raté l’épisode précédent, je vous conseille de lire cet article.

Il existe deux grandes grandes voies spirituelles, l’une basée sur l’amour, l’autre sur la conscience.

La plupart des traditions sont déséquilibrées et axées sur l’une ou l’autre de ces voies. Les deux voies sont souvent mises en opposition par leurs partisans respectifs. Les partisans de la conscience affirment que la voie de l’amour est fausse, car elle est basée sur les émotions, et ne peut être qu’un délire hystérique. Les partisans de l’amour affirment que la voie de la conscience entraîne un bavardage trop théorique, déconnecté des réalités pratiques. En réalité, les deux voies s’unissent. L’amour amène la conscience et la conscience amène l’amour. Dans mon cours, « temple intérieur » j’ai justement souhaité proposer une approche pour unir ces deux voies. C’est à mon avis le moyen le plus sûr et le plus rapide pour avancer.

Concrètement, les partisans de chaque voie ne font que décrire les dérives dans lesquelles il est possible de tomber lorsqu’on parcourt l’autre voie.

D’un côté, la voie de l’amour peut sembler plus facile à appréhender, parce que nous savons tous ce qu’est l’amour. Mais il est vrai que l’amour est souvent mal compris. Souvent, nous utilisons l’amour comme une monnaie. Nous aimons, ou faisons semblant d’aimer, dans l’espoir d’obtenir quelque chose en retour. Nous pensons que cela doit se mériter, comme si nous perdions quelque chose en aimant. Effectivement, ce fonctionnement est parfaitement hystérique. En réalité, l’amour est notre salaire. Plus nous aimons, plus nous avons d’amour. Il n’y a rien à attendre en échange.

De l’autre côté, la voie de la conscience peut sembler plus complexe, plus théorique. Mais en réalité, elle ne l’est pas. Le problème de la conscience est que sa compréhension échappe au mental et que toute communication verbale repose sur le mental. Lorsque nous recevons des enseignements sur la conscience, nous sommes tentés de nous en faire une idée intellectuelle, de nous dire que nous avons compris. En réalité, nous avons développé une construction mentale que nous prenons pour la conscience.

En réalité, développer l’amour évite de rentrer dans l’intellectualisme et développer la conscience permet de prendre le recul nécessaire sur nos expériences.

J’ai déjà décrit de nombreuses fois la méthode pour éveiller l’amour. Par exemple, dans cet article le mois dernier. C’est parce qu’au départ, cette voie était plus naturelle pour moi. Par contre, j’ai beaucoup moins évoqué la voie de la conscience. Vous pouvez bien entendu lire des enseignements sur le sujet, pratiquer la pleine conscience… Mais la meilleure des choses à faire est de ne plus s’identifier aux phénomènes qui vont et qui viennent, et d’apprendre à se demander qui observe.

Les adeptes de la conscience affirment qu’il faut observer sans chercher à altérer la réalité, mais en faisant cela, vous risquez surtout de passer beaucoup de temps à vous ennuyer. Et puis ce n’est pas très logique, à quoi bon distinguer la pratique de la non-pratique, s’il ne faut pas altérer la réalité ?

Au contraire, en pratiquant l’énergie, l’amour, ou n’importe qu’elle pratique « extatique », et en se demandant qui observe, la découverte de la conscience devient plus rapide et moins ennuyeuse. Pour ne pas intellectualiser la conscience, lorsque nous pensons l’avoir découverte, il faut toujours se demander si c’est bien elle qui observe ou si nous n’avons pas créé un phénomène qui simule la conscience. Il faut toujours observer l’observateur.

Après les pratiques extatiques, les moments où nous éprouvons de la négativité sont également particulièrement propices au dévoilement de la conscience. Beaucoup de personnes pensent que les pratiques spirituelles demandent des conditions favorables, mais en réalité, l’adversité est sans aucun doute le meilleur moyen pour savoir où nous en sommes. Le plus difficile est d’être capable de détecter que nous éprouvons de la négativité avant d’être happés totalement. Se demander qui observe dans ces moments-là est justement un bon moyen pour se détacher et ne pas entretenir le phénomène.

En conclusion…

Il existe une dernière chose à savoir pour se libérer des enseignants spirituels. Beaucoup de personnes cherchent une vérité spirituelle et dépendent d’un maître pour savoir ce qu’elles doivent croire ou ne pas croire. Mais en réalité, tout est vrai à partir du moment où nous croyons en quelque chose, et rien n’est vrai à partir du moment où nous n’y croyons pas. Bien entendu, je parle dans le domaine intérieur. Il ne suffit pas d’imaginer une chose pour qu’elle se manifeste dans le monde matériel.

Au passage, il y a également beaucoup de personnes qui cherchent le spirituel dans le matériel. Je ne nie pas que la matière puisse, dans une certaine mesure, se charger de spirituel. Mais il est assez maladroit de compter là-dessus. Par nature, la matière s’oppose au spirituel, ce n’est donc pas le meilleur endroit pour chercher. La méthode la plus simple pour trouver le spirituel est de chercher au plus profond de soi.

Pour en revenir aux croyances, l’important est qu’elles nous fassent vibrer, qu’elles nous portent et nous conduisent vers l’absolu. Et puisque nous sommes libres de façonner notre univers intérieur comme bon nous semble, il faut éviter les croyances qui nous entravent.

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