Comment gérer les relations avec sa famille

Pour bien commencer l'année : L'almanach du bonheur


C’est une question qui revient souvent depuis quelques semaines. Avec les fêtes de fin d’année, certaines personnes connaissent la magie de Noël, mais beaucoup se rappellent qu’elles ont une famille toxique. Je ne suis pas la meilleure personne pour répondre à cette question. Mais je vais quand même essayer de débroussailler le sujet.

Sur le fonctionnement des relations humaines

D’une manière générale, les relations humaines comportent une grande part d’illusion. Nous avons tendance à aimer quelqu’un parce qu’il nous ressemble ou parce qu’il comble nos besoins. Nous prenons cela pour de l’amour, mais dans le premier cas, il s’agit de narcissisme et dans le second, de la dépendance affective.

Parfois la réalité reprend le dessus. Nous nous rendons compte que l’autre n’est pas comme nous, ou qu’il ne comble pas nos besoins. Alors, nous ne « l’aimons » plus. Inversement, il est possible de comprendre que la différence de l’autre n’est pas une agression et que nous pouvons combler nos besoins nous-mêmes. Ainsi, il est possible de connaître de vraies relations. Beaucoup de personnes pensent que le détachement consiste à se foutre de tout. Mais en réalité, c’est l’inverse. Sans détachement, il est impossible d’aimer qui que ce soit.

Sur le (dis)fonctionnement des relations toxiques

Lorsque le narcissisme et la dépendance affective d’une personne atteignent des niveaux pathologiques, cela entraîne des relations toxiques. Le fond du problème est que la personne toxique n’a pas confiance en elle, même si elle cherche à prouver le contraire. C’est pour se rassurer qu’elle cherche à modeler le monde selon sa volonté.

Une personne qui a confiance en elle ne se sent pas agressée par la différence de l’autre. Au contraire, elle sait que cette différence lui donne une chance d’apprendre quelque chose de nouveau. Comme l’a dit Richard Alpert, « Quand tu sais comment écouter, tout le monde est un gourou ».

Les personnes toxiques cherchent à nous faire croire que notre bonheur dépend d’elles. Elles cherchent également à nous faire croire que leur malheur dépend de nous. C’est pour ça qu’il est compliqué de gérer les relations toxiques. Nous avons tendance à croire que si nous prenons de la distance, il va nous manquer quelque chose. Nous croyons également que nous allons faire du mal à l’autre. En réalité, chacun est responsable de son bonheur ou de son malheur.

Comment gérer les relations toxiques ?

Il existe tout un commerce de solutions miracles de type « communication non violente ». Mais dans les faits, cela fonctionne assez mal. J’ai fait beaucoup d’expérimentations autour de cela il y a une dizaine d’années avec les trolls sur internet. Parfois, cela fonctionne et il est possible de désamorcer certaines situations. Mais le plus souvent, c’est une perte de temps.

Il est assez maladroit de parler de communication non violente. La véritable non-violence est un état intérieur. Et la communication est violente par nature puisqu’elle exprime un état de séparation. Il est possible de développer un véritable état de non-violence en utilisant par exemple les traitements reiki aux relations ou des techniques de guérison basées sur l’écriture. Mais dans les faits, cela ne fonctionne pas beaucoup mieux.

Cela fonctionne pour soi. Une telle pratique permet de rester plus lumineux malgré les difficultés. Et même lorsqu’une situation nous fait perdre notre joie, nous la retrouvons plus rapidement. Mais il faut comprendre que l’autre est libre de ses réactions. Il ne faut pas croire que lorsque nous sommes dans l’amour, tout le monde va se radoucir. Cela produit souvent l’effet inverse.

Plus une situation est conflictuelle, et plus la non-violence sera perçue comme de la haine. Une personne en état d’amour dans une situation conflictuelle provoque un effet miroir très fort. Et plus une personne est haineuse, plus elle croira que la personne non violente la déteste. C’est un phénomène que j’ai observé de nombreuses fois dans des situations très différentes, trolls, travail, voisins, famille…

La recette miracle

Il n’existe pas vraiment de solution idéale. C’est à chacun de tester les différents outils qui existent pour développer sa propre expérience et trouver sa manière de faire. Mais il est important de comprendre que la non-violence est un état intérieur. A trop vouloir la manifester dans le monde, nous créons souvent plus de difficultés.

Par exemple, lorsqu’une personne abusive vous traite mal, si vous lui répondez que vous êtes heureux qu’elle ait pu exprimer ses ressentis, vous ne rendez service à personne. Pour de nombreuses personnes, cela va être le feu vert pour vous abuser encore plus.

Dans ce genre de situations, jouer la colère sans se mettre véritablement en colère est souvent plus efficace. Mais cela n’est pas facile à maîtriser. Il faut être capable d’adopter une posture extérieure sans trop affecter son état intérieur. Et il faut trouver la « moindre violence » pour ne pas engendrer plus des problèmes. Le secret est de trouver l’équilibre entre laisser faire et réagir. Mais il n’existe pas de règle. C’est à chacun de trouver le bon dosage selon sa personnalité et selon les situations.

Et dans le cas de la famille ?

Les relations familiales ne sont finalement pas très différentes du cas général. Il y a beaucoup plus de narcissisme chez les parents, parce qu’ils ont tendance à envisager leurs enfants comme une partie d’eux-mêmes. De ce fait, les relations familiales sont souvent toxiques.

Dans les relations parents-enfants, les parents se forment une image de l’enfant. Ils adorent cette image. Mais ils aiment une illusion. C’est pour cela que les parents ont tendance à se comporter comme si nous avions trois ans et que nous dépendions entièrement d’eux.

Comme il s’agit de la famille, nous pouvons faire plus d’efforts qu’avec des trolls sur internet. Nous pouvons utiliser les méthodes que je qualifiais de « pertes de temps ». Mais il ne faut pas rêver et le fait que la situation évolue vers plus de simplicité ne dépend toujours pas de nous.

Lorsque nous découvrons que nous pouvons prendre notre vie en main et changer les choses, que ce soit à travers la spiritualité ou le développement personnel, nous voudrions partager cela avec notre entourage. Mais il s’agit d’un choix personnel. De ce fait, nous arrivons parfois à influencer positivement notre entourage et d’autres fois, cela est impossible.

Dans le contexte de la famille, nous nous sentons plus impliqués. Il est donc plus difficile d’accepter que la situation ne dépend pas de nous. Mais c’est pourtant la solution. Nous ne souffrons pas d’avoir une famille toxique. Nous souffrons d’espérer que les choses s’améliorent.


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