La croyance en l’énergie est-elle vraiment faite pour vous ?

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Les mots sont comme les symboles. Ils n’ont pas une valeur universelle ni un pouvoir intrinsèque. En eux-mêmes ils ne sont qu’une convention arbitraire au sein d’une communauté. C’est le sens qu’on leur donne qui a de l’importance. Cela peut devenir problématique lorsqu’un mot à plusieurs significations.

Utiliser le concept d’énergie dans un contexte spirituel est un moyen comme un autre d’exprimer certains phénomènes. Mais ce mot est-il bien choisi ? À une époque, on parlait de fluide, mais cela me semble un peu désuet. On utilise aussi le mot magnétisme, probablement parce que lorsqu’une personne se trouve dans un état intérieur intense, elle devient plus charismatique.

Le problème est que nous utilisons systématiquement des mots qui désignent des phénomènes physiques pour parler de spiritualité. L’utilisation du mot magnétisme a d’ailleurs entraîné toutes sortes de délires. Certains prétendent qu’il s’agit vraiment de magnétisme physique. Pour justifier cela, d’autres ajoutent que nous avons de la magnétite dans les articulations…

Si le mot « énergie » n’a pas entraîné ce genre de délires, son sens est fortement connoté comme quelque chose de limité, et c’est cela qui pose problème. Par exemple, dans les années 70, avec les chocs pétroliers, il y avait des compagnes de communication (par exemple la chasse au gaspi en 1979) pour nous dire qu’il fallait faire des économies d’énergie… Ces messages répétés ont marqué notre inconscient. Aujourd’hui, c’est un peu la même chose. On parle de crise de l’énergie, de décroissance…

Lorsque nous employons le mot énergie dans un contexte spirituel, nous sommes soumis à cette connotation négative inconsciente. C’est pour cela que son utilisation n’est pas idéale. Le simple fait d’utiliser ce mot peut devenir une limite. Je ne souhaite pas proposer une solution toute faite dans cet article. À vrai dire, le simple fait de réfléchir au problème permet plus ou de moins de le régler.

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Que faire de la violence des textes religieux ?

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Tous les théologiens de toutes les religions affirment que l’amour est le cœur de leur religion. Pourtant, ces mêmes religions sont basées sur des textes qui contiennent un certain degré de violence. Pourquoi les choses sont-elles ainsi ?

Au départ, si ces textes sont violents, c’est pour des raisons historiques. Lorsque le Lévitique énonce des lois qui nous paraissent inhumaines aujourd’hui, il s’agit des lois qui étaient appliquées à l’époque.

Les intégristes de toutes religions prennent leurs textes au sens littéral. Les athées font la même chose. Et les théologiens pratiquent l’herméneutique. Cela signifie qu’ils cherchent des interprétations lumineuses lorsque la lumière du sens littéral ne saute pas aux yeux.

Par exemple, le personnage de Jacob est considéré comme l’un des patriarches bibliques. Il devrait être un modèle pour la personne qui lit son histoire. Pourtant il ment, il trompe son père et son frère, il pratique la sorcellerie pour voler le troupeau de son beau père… Puis vient le combat avec l’ange auquel on ne comprend pas grand-chose.

Dans l’Ancien Testament, il existe très souvent des jeux de mots sur le nom des personnages. En hébreu, le nom de Jacob (יעקב) dérive du mot « talon » (עקב) car celui-ci tient le talon de son frère lors de sa naissance. Mais ce même mot signifie aussi « tordu ».

Après son combat avec l’ange, Jacob est renommé Israël (ישראל). Les trois premières lettres (les deux dernières signifiant « Dieu ») du mot (ישר) peuvent être traduites de deux manières. Soit la première lettre est un élément de conjugaison et le mot signifie « régner » (même s’il existe une tradition de le traduire par « lutter », il n’y a pourtant pas d’ambiguïté). Soit on considère qu’il s’agit d’un jeu de mots et que la première lettre fait partie de la racine. Le mot signifie alors « droit ».

Un autre indice permet de mieux comprendre le sens du combat avec l’ange. Juste après, Jacob va dans un lieu nommé Souccot. Ceci est une allusion à la fête biblique du même nom qui se déroule peu de temps après Kippour, le jour du repentir. Cela signifie que le combat avec l’ange est une image pour le repentir.

L’histoire de Jacob exprime finalement le fait que même si nous sommes tordus, en reconnaissant nos erreurs, et en essayant de ne plus les répéter, nous pouvons devenir droits.

Pour cette interprétation, je me suis tourné vers la langue originale du texte. Mais il existe une infinité de manières de faire. Les traductions et leurs erreurs peuvent également ouvrir de nouvelles voies d’interprétations intéressantes.

Beaucoup de personnes pensent qu’il ne peut y avoir qu’une seule interprétation pour un texte donné. Mais en réalité de multiples interprétations superposées peuvent dériver d’un même texte et être acceptées par une même tradition.

Un mode d’interprétation très intéressant consiste à considérer qu’un texte sacré ne parle absolument pas du monde extérieur. Tous les conflits qui y sont présentés ne désignent alors que des antagonismes à l’intérieur du lecteur. Si je ressens de la négativité face à un texte, ce n’est que ma propre négativité.

Il est donc possible d’utiliser le texte comme un miroir pour éclairer les recoins obscurs de notre inconscient. Cet usage est habituel avec certains textes de prières. Le but de la prière est de susciter un état d’amour. Pourtant, certains textes de prière sont extrêmement violents (par exemple, les psaumes de malédiction). Cela peut sembler paradoxal, mais en utilisant uniquement des textes lumineux pour prier, on reste superficiel.

Jung dit que pour devenir lumineux, il faut éclairer son ombre. C’est exactement ce que permettent ces textes. Il est facile de dire que je n’ai aucune haine contre personne. Mais lorsque je lis le psaume 35 et que je regarde ce qu’il se passe dans mon cœur, je sais si cela est vrai ou non.

Le sujet de l’herméneutique est vaste et complexe. Le but de cet article n’est pas de donner un cours, mais de permettre aux personnes qui ne connaissent rien à la religion d’avoir un regard un peu moins superficiel sur le sujet.

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Pourquoi ou comment ?

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Il est assez habituel que nous inversions l’importance du « pourquoi » et du « comment ».

Pour les choses du passé, nous avons tendance à nous demander « pourquoi ». Pourquoi cette chose m’est-elle arrivée à moi ? Où, pourquoi suis-je comme ça aujourd’hui ?

Le problème est que pour les choses passées, le « pourquoi » n’est pas adapté.

C’est l’un des défauts principaux de l’analyse psychologique pure qui pense que nous serons guéris lorsque nous aurons trouvé le « pourquoi ». Même si personnellement je trouve cela intéressant de comprendre le « pourquoi », cela n’a jamais guéri personne.

Lorsqu’une situation est déjà existante, le « comment » est une question bien adaptée. Comment vivre avec ça ? Où, comment faire autrement ?

Inversement, pour les situations futures, nous nous demandons naturellement « comment » nous allons obtenir ceci ou cela.

Mais dans ce contexte, c’est le « pourquoi » qui est important. Lorsque nous souhaitons quelque chose et que nous avons un « pourquoi » fort, le « comment » viendra de lui-même. Mais si nous n’en avons pas, le moindre obstacle paraîtra infranchissable.

Nous échouons la plupart du temps (ici, je ne parle pas de l’échec temporaire normal à toute entreprise) parce que nous n’avons pas de « pourquoi ».

Dans ce cas, si nous nous demandions « pourquoi » nous avons un souhait, nous nous rendrions compte que nous souhaitons faire plaisir à notre famille ou à la société, ressembler à notre entourage, suivre la mode…

Tout cela ne constitue pas un « pourquoi » fort. Est c’est pour cela que nous échouons dans nos projets.

Lorsque nous avons un « pourquoi » fort, dans chaque difficulté, il suffit de se le remémorer et cela va nous remotiver. C’est dans le « pourquoi » que se trouve l’énergie qui permet de déplacer les montagnes.

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L’ascétisme est-il fait pour tout le monde ?

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Comme je l’expliquais il y a quelques semaines, pour découvrir la non-dualité, il faut court-circuiter la dualité. Concrètement, être capable d’éprouver de l’amour dans une situation d’adversité est le moyen le plus direct pour connaître la non-dualité.

L’ascétisme est une manière d’aller plus loin en se créant volontairement des conditions de vie difficiles. Par exemple chez les moines, ces conditions sont, pauvreté, chasteté, obéissance… Pour que l’ascétisme fonctionne, il faut bien entendu le vivre dans la joie.

Cela devient problématique lorsqu’une personne mal dans sa vie veut jouer à l’ascète en pensant que si d’autres le font, cela peut fonctionner pour elle.

Si une personne est mal, c’est qu’elle ne supporte déjà pas l’adversité ordinaire de la vie. Ce n’est pas en s’imposant une conduite ascétique que les choses vont aller mieux. Cela ne fera que générer plus de tensions.

L’ascétisme est une affaire de vocation. Si vous êtes mal dans votre vie, ce n’est pas en vous imposant une multitude de règles que cela va aller mieux. Surtout si vous ne faites que recopier l’extérieur des choses sans comprendre ce que vous faites. Au contraire de cela, faites-vous du bien et utilisez la manière douce.

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Comment être libre de sa spiritualité (Partie II)

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La notion d’ancre est un concept utilisé en hypnose thérapeutique, mais sa portée va bien au-delà.

Ce concept m’a permis de faire évoluer ma compréhension de la pratique spirituelle que j’expose dans cet autre article. La manière d’appréhender la spiritualité que j’ai déjà décrite permet de faire les choses qui fonctionnent pour nous sans s’encombrer de ce qui ne marche pas, sous prétexte que c’est la tradition.

Faire cela est déjà une sacrée liberté. Le problème est que cette vision ne considère que la pratique spirituelle. Elle ne replace pas les choses dans la vie « ordinaire ».

En hypnose, le thérapeute peut faire vivre un état agréable à une personne et associer un stimulus à cet état. Par exemple, il lui met la main sur l’épaule, ou change le ton de sa voix. Ce stimulus devient alors une ancre. L’idée est que, plus tard, en lui retouchant l’épaule de la même manière, ou en employant le même ton de voix, la personne va revivre cette expérience.

Les ancres n’existent pas seulement en hypnose. Elles interviennent constamment dans notre relation avec le monde.

Par exemple, lors d’une certaine période de votre vie, vous étiez dans un état émotionnel particulier et vous écoutiez une musique en boucle. Lorsque vous réécoutez cette musique aujourd’hui, il y a toutes les chances pour que vous reviviez cet état émotionnel.

On peut trouver toutes sortes d’exemples. Dans la boulimie, la nourriture est une ancre associée au bien-être. Dans un couple, on crée de nombreuses ancres, inconsciemment, pour le meilleur et pour le pire. Chaque pièce d’une maison est une ancre. On n’a pas le même état de conscience devant son bureau ou dans son canapé.

La pratique spirituelle est un moyen de créer des ancres. Dans l’article précédent je reprenais le vocabulaire des linguistes, et je qualifiais la dimension externe d’une pratique de signifiant et la dimension interne de signifié. Mais on peut voir cela comme une ancre.

Voir la pratique spirituelle comme un langage est une bonne chose. Cela permet d’être libre sur la forme que prend notre spiritualité. Mais comprendre que la portée de ce langage n’est pas spécifique à la pratique spirituelle permet d’aller beaucoup plus loin.

Les ancres constituent le langage de notre relation au monde. De nombreuses personnes pensent que le monde a un sens en lui-même. Mais le monde n’a que le sens qu’on lui donne.

Une situation qui semble invivable pour certaines personnes ne posera aucun problème pour d’autres. Ce qui est agréable pour le chat est très pénible pour la souris.

Prendre conscience que la pratique spirituelle nous permet de créer des ancres et donc de redéfinir le langage qui nous connecte au monde permet de moins séparer la pratique spirituelle du reste de la vie. Cela permet de créer consciemment le sens que nous donnons au monde.

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