Utilisation des archétypes : la persona

J’ai décrit brièvement la théorie des archétypes dans un précédent article. Je souhaiterais évoquer son utilisation concrète. S’il est habituel de parler du « travail sur l’ombre », les autres archétypes sont souvent peu connus et délaissés. Pourtant, les archétypes constituent un système complet, et la persona étant plus extérieure est plus facile à appréhender que l’ombre. La persona correspond au masque social, c’est-à-dire tout ce que nous faisons pour plaire (ou par révolte, pour déplaire) à la société.

Il est beaucoup plus simple de travailler sur la persona que sur l’ombre. Et cela est aussi libérateur. Il suffit de se demander ce que nous faisons :

  • pour faire plaisir à nos parents
  • parce que l’école nous a inculqué qu’il fallait faire comme cela
  • pour ressembler à nos voisins, collègues ou amis
  • pour suivre les modes

Il faut aussi se demander ce que nous souhaitons vraiment pour nous-mêmes, qui nous voulons vraiment être. Comme je l’ai évoqué plus haut, la révolte, c’est-à-dire, chercher à contredire les « règles » sociales, est une réaction adolescente qui ne fait que renforcer la persona. Que l’attachement soit positif ou négatif, il s’agit toujours d’une attitude dictée par le monde extérieur qui nous empêche d’être nous-mêmes.

L’une des difficultés de ce travail est qu’il ne faut pas se mentir. Par exemple, beaucoup de personnes pensent que leur vie leur correspond tout à fait, si ce n’est leurs parents ou amis qui les jugent. Si elles avaient véritablement choisi leur vie, sans se laisser influencer par le conditionnement extérieur, elles n’attendraient pas l’approbation d’autrui, et ne s’inquiéteraient pas plus que cela d’être jugées. Lorsque nous faisons les choses véritablement pour nous-mêmes, cela n’a pas d’importance.

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La guérison par l’écriture

Voici une technique que j’ai découvert par hasard il y a maintenant pas mal d’années. Elle est particulièrement utile pour traiter le passé, les situations, les relations… Elle peut efficacement se combiner au traitement reiki à distance.

Pour commencer, écrivez ce qui vous chagrine. Si le problème est une relation, faites comme si vous écriviez à la personne. S’il s’agit d’une situation présente ou passée, racontez l’événement par écrit comme s’il devait être lu par quelqu’un.

Dans un premier temps, le fait d’avoir sorti les choses permet de moins les ruminer. Puis laissez passer le temps que vous jugez nécessaire. Reprenez votre texte et corrigez-le. Essayez de le réécrire avec moins de négativité, moins de rancœur. Ce n’est pas l’acte d’écriture en lui-même qui a un effet guérisseur, mais les changements émotionnels qu’il entraîne.

Que vous utilisiez du papier ou des fichiers informatiques, détruisez vos écrits au fur et à mesure de leur évolution. Dans le cas d’une relation, il est possible de se trouver tenté d’envoyer la lettre, mais cela n’est pas une bonne idée. Même si vous avez adouci les choses, c’est surtout en vous qu’elles ont changé et cela ne veut pas dire que la personne de l’autre côté est prête à les recevoir. Bien sûr, un changement intérieur peut provoquer un changement extérieur, mais il ne faut pas parier là-dessus au risque d’empirer les choses.

Par contre, si vous souhaitez parler avec la personne en question, il faut bien entendu le faire, mais rappelez-vous que ce qui a changé pour vous n’a pas forcement changé pour l’autre.

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Une autre manière d’utiliser les traitements dans le passé

Il existe une méthode relativement connue pour utiliser les traitements dans le passé. Selon les versions de cette méthode, on traite notre passé de manière systématique, en réalisant une série de traitements pour des périodes plus ou moins longues. L’un des intérêts de cette méthode est de prendre l’habitude de pratiquer régulièrement des traitements à distance comme on peut le faire pour l’auto-traitement. Mais certaines personnes trouvent cette façon de faire trop formelle. Je vais donc vous proposer une variante plus libre.

Lorsque vous pratiquez l’auto-traitement pour un malaise, qu’il soit physique ou psychique, formulez l’intention de traiter également la cause passe. Cette façon de faire repose sur l’idée du double traitement, imposition des mains + à distance. Si vous avez une idée de la cause, formulez-la, sinon souhaitez seulement atteindre la cause sans la nommer. Dans ce cas, il se peut que pendant le traitement, la cause passée se manifeste à la conscience.

Tant qu’un événement passé vous semble problématique, traitez-le. Et développez le réflexe de traiter tout événement passé qui vous affecte à un moment donné.

Contrairement à la méthode habituelle, celle-ci n’a pas vraiment de durée déterminée. Il est plutôt question d’intégrer cette pratique dans notre quotidien, pour changer notre rapport au passé, et penser à le traiter plutôt que le ruminer.

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Comment devenir un légume

Il existe une croyance commune qui affirme qu’être capable de rester dans l’amour dans l’adversité, revient à être un légume déconnecté du monde. En réalité, c’est précisément l’inverse qui se produit. La négativité nous coupe du monde. Réagir négativement à l’adversité, comme si cela allait de soi, revient à tourner au gré du vent comme une girouette. Cette agitation n’est en aucun cas le signe de la vie. Au contraire, c’est notre capacité à maintenir le cap choisi, quelles que soient les conditions extérieures qui témoignent de la vie. Et c’est cela qui permet de voir le monde tel qu’il est véritablement, libéré des projections et identifications.

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Quête d’identité ou quête spirituelle ?

Jusqu’à un certain moment, il est habituel de confondre la quête spirituelle et la quête d’identité. Personnellement, c’est la pratique que j’ai postée la semaine dernière qui m’a permis de comprendre la différence. Au fond, les deux quêtes sont animées par une même question : qui suis-je ? Mais dans les deux cas, la réponse donnée est diamétralement opposée.

Certaines expériences que nous considérons comme spirituelles permettent de comprendre pourquoi nous fonctionnons d’une manière ou d’une autre. Dans un premier temps, cette compréhension apporte une certaine satisfaction. En réalité, cela alimente notre quête d’identité. Je suis ceci. Je suis cela. Mais plus nous nous définissons plus nous nous limitons à des concepts, des étiquettes.

Avec ses titres et ses diplômes, malgré toute la fausse modestie du monde, le reiki et les autres traditions alimentent également ce phénomène. Envisager la guérison sous un angle personnel engendre le même problème. Au fond nous nous sentons séparés et destinés à mourir. Tous les problèmes humains découlent de cela. Envisager ses problèmes sous un angle personnel n’est pas libérateur sur le long terme.

À la question : qui suis-je ? La quête spirituelle répond simplement : je suis. Sans qualificatifs. Ni ceci ni cela. Beaucoup de personnes pensent que le fait de ne plus s’identifier à rien les empêcherait d’être eux-mêmes. Mais c’est en réalité l’inverse. C’est l’identification à des étiquettes qui nous empêche d’être nous-mêmes. Plus nous nous détachons de cette habitude et plus nous sommes libres d’être nous-mêmes.

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