Pourquoi je m’en fous de comprendre la spiritualité

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Si vous avez l’habitude de me lire, le titre de cet article vous a probablement étonné. J’ai plutôt une approche rationnelle de la spiritualité et j’aime bien comprendre et structurer les choses.

Cette attitude me semble plutôt saine. Les gens qui pensent que la spiritualité s’oppose à la raison sont rarement heureux.

Mais il y a un temps pour tout !

Quand je pratique, je me fous de savoir comment les choses fonctionnent. Je me lance et ensuite, j’observe si ça marche.

Le problème est que nous avons tendance à penser qu’il faut comprendre les choses pour les réaliser. Mais comme la spiritualité est au-delà du mental et que nous comprenons avec le mental, ça ne fonctionne pas.

Lorsque nous faisons ainsi, nous créons une structure mentale en essayant de comprendre. Puis nous explorons cette structure en essayant de pratiquer. Et cela nous empêche d’aller en profondeur dans la « vraie » spiritualité.

Mais comment dépasser le problème ? Pour ma part, il y a vraiment deux pratiques qui m’ont aidé à le dépasser.

Au départ, le voyage chamanique au tambour. Cette pratique peut être utilisée comme une méthode de divination directe, sans système symbolique sur lequel le mental peut se reposer. On voyage. On pose sa question. On obtient sa réponse.

Je me suis retrouvé dans des demandes du genre « Tu ne pourrais pas faire un voyage pour obtenir des informations pour aider telle personne ? » Sauf qu’en dehors de son prénom, je ne connaissais absolument rien de la personne.

Beaucoup de gens diraient qu’il est impossible d’atteindre une personne ainsi. Qu’il faut une photo, le nom complet avec la date et le lieu de naissance, un objet témoin… Mais je me suis rendu compte à cette époque que tout cela constitue des béquilles pour le mental. En fait, l’intention suffit même si le mental ne comprend pas comment atteindre la bonne personne en ne connaissant qu’un prénom ou qu’un pseudo…

Ensuite, l’utilisation de la grille reiki m’a permis d’aller beaucoup plus loin dans des formulations d’intention incompréhensibles pour le mental, mais qui fonctionnent parfaitement. En effet, dans toute pratique spirituelle, le décorum n’est là que pour faire plaisir au mental. Le vrai phénomène se passe à l’intérieur.

Ce que nous sommes capables de faire avec une grille reiki, nous pouvons le faire sans, avec un simple traitement à distance. Le tout est de formuler la bonne intention. Au début, on commence par une énumération, pour le problème X, pour la personne Y… Puis on finit par se contenter d’un simple « pour tout ce que je dois traiter ». Et cela fonctionne aussi bien.

J’ai écrit cet article, parce que suite à mon précédent article sur la méditation sans ennui, on m’a dit : « J’aimerais bien utiliser cette technique comme pratique de guérison. Mais je ne sais pas comment faire. Avant de le faire, je dois comprendre comment cela va marcher ».

Et c’est justement à ce niveau qu’on s’en fout de comprendre. J’inspire en observant ce qui ne tourne pas rond. J’expire et je l’accueille avec compassion. Et je constate que plus je pratique cela, plus les choses se dénouent et ma vie devient simple.

C’est après qu’il peut être intéressant de réfléchir. Cela permet d’organiser les choses pour soi. Mais cela permet également de mieux les partager. En utilisant des paraboles, on peut repousser légèrement les limites du mental.

Par exemple, on parle souvent d’accueillir, mais cela peut sembler abstrait. On dit aussi qu’il faut s’accepter et s’aimer, mais cela peut sembler compliqué. Alors on peut utiliser une parabole. Lorsque je me fais mal à une main, mon autre main ne va pas penser que la première est idiote. Elle ne va pas en avoir peur ni souhaiter l’amputer. Au contraire, elle va se placer dessus pour la réconforter. Pourquoi ne faisons-nous pas la même chose avec nos blessures intérieures ?


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Comment réchauffer les symboles du reiki

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Il existe deux grandes catégories de symboles.

Le reiki utilise des symboles « froids ». J’entends par là que les symboles du reiki sont abstraits. La signification que nous leur donnons est une convention. Mais ils n’ont pas de signification intrinsèque.

Les symboles froids permettent de formuler une intention directement dans le subconscient, sans passer par le langage ordinaire. Cela permet en grande partie de court-circuiter le mental.

Il existe aussi des symboles « chauds ». Il peut s’agir d’images divines, de héros, de saints, ou des symboles à visages non humains, mais dont la seule représentation raconte une histoire. Leur représentation possède un sens intrinsèque. Que nous connaissions ou non leur histoire, leur image évoquera forcément quelque chose pour nous.

Le but des symboles chauds est le même que celui des symboles froids. Mais ils possèdent un pouvoir que les symboles froids n’ont pas. En effet, ils stimulent notre imaginaire. Ils éveillent plus facilement nos émotions positives. Ils rendent notre spiritualité plus vivante. Mais le problème est qu’ils ont une dimension plus personnelle.

D’un côté le fait que le reiki repose sur des symboles froids est plutôt une bonne chose. Cela le rend universel. Ainsi, des gens avec des sensibilités très différentes peuvent pratiquer le reiki.

Mais d’un autre côté, cela rend la pratique du reiki plus froide, moins stimulante.

Il existe déjà de nombreuses formes « réchauffées » de reiki. De nombreuses personnes ont créé leur tradition de reiki en fonction de leur imaginaire. Mais le problème de ces traditions est qu’elles ne parlent qu’à un petit groupe de personnes.

L’idéal serait de garder l’universalité du reiki, mais d’inciter les gens qui le pratiquent à y intégrer leur propre imaginaire. Non pas avec l’intention de créer une nouvelle tradition, mais seulement pour eux-mêmes.

Ainsi, le reiki conserverait son universalité. Mais sa pratique serait plus vivante.


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Comment méditer sans s’ennuyer

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On me demande souvent, comment méditer, ou comment approfondir l’expérience méditative. Je vois également de nombreuses personnes se mettre à la méditation et abandonner plus ou moins rapidement parce qu’elles s’ennuient.

Il existe deux grandes approches pour aborder la méditation. L’une est tournée vers la conscience et l’autre vers la compassion. Ces deux approches sont souvent opposées, mais c’est idiot puisqu’elles se complètent et s’équilibrent.

Le problème est que la mode actuelle est inspirée de l’approche « conscience ». De ce fait, la manière dont nous envisageons la méditation est généralement maladroite et déséquilibrée.

Depuis quelques années, j’essaye de bricoler un équilibre entre ses deux voies. Mais je viens de trouver la méthode qui me semble parfaite dans l’enseignement du maître zen Thich Nhat Hanh.

L’idée générale est d’être observateur lors de l’inspiration et rempli de compassion lors de l’expiration. Par exemple, j’inspire et j’observe la vie. Puis j’expire et je souris à la vie, j’éprouve de la gratitude d’être en vie… N’hésitez pas à sourire physiquement, car cela aide à susciter la joie.

Il est possible d’utiliser le même système pour traiter nos problèmes, qu’ils soient physiques ou psychiques. J’inspire et j’observe ma douleur. J’expire et je prends soin de ma douleur, je l’entoure de compassion, en quelque sorte, je lui fais un câlin pour la réconforter.

Plus nous observons nos problèmes à la source et plus ils disparaissent. Mais cela est plus facile à dire qu’à faire. Nous avons toujours peur de ce que nous allons éveiller. Mais avec cette approche, plus nous creusons et plus nous nous nimbons de bienveillance. Nous sommes donc beaucoup mieux protégés.

Si avec l’approche centrée sur l’observation seule, vous avez le sentiment de ne pas vivre la méditation en profondeur et que vous vous ennuyez, je vous conseille d’essayer cette méthode qui ouvre la porte de nombreuses explorations.

Chaque été, j’ai pris l’habitude d’approfondir un auteur ou une tradition en lisant trois ou quatre livres en rapport. Je crois que cet été, cela va être Thich Nhat Hanh. Pour l’instant, j’ai lu son livre sur l’enfant intérieur. Mais en réalité, ce livre est assez complet et va bien au-delà du sujet de l’enfant intérieur.

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La quête du bien-être est-elle une source de malheur ?

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De nombreuses personnes dénigrent la quête du bien-être. Selon ces personnes, plus nous recherchons le bonheur et moins nous le trouvons.

Certaines personnes argumentent en se basant sur des études scientifiques qui montrent que les personnes s’intéressant au bien-être sont en général moins heureuses que la moyenne.

Mais il faut faire attention aux conclusions que l’on tire d’une telle corrélation. Peut-être que les personnes qui ne s’intéressent pas au bien-être ont eu une vie plus facile et n’ont jamais eu à se poser de questions sur le sujet. Et peut-être que la majorité des gens qui cherchent le bien-être n’ont pas trouvé la bonne recette.

On constate en effet beaucoup de superficialité dans la plupart des recettes pour atteindre le bonheur. Mais on en constate tout autant chez les personnes qui dénigrent ces méthodes.

Par exemple, certains affirment que désirer une bonne expérience est une mauvaise expérience. Et qu’accepter une mauvaise expérience est une bonne expérience. Il y a de l’idée, mais les choses sont un peu plus complexes que cela.

Comme je l’ai déjà expliqué dans un autre article, le désir n’est pas intrinsèquement mauvais. Ce n’est pas le désir qui nous cause de la souffrance, mais son immaturité.

Je peux tout à faire désirer quelque chose sans souffrir. Il suffit d’être détaché du résultat et accepter que la réalité ne soit pas totalement conforme à notre rêve. Il faut également apprendre à conserver notre intérêt pour les choses une fois que nous les avons obtenus.

Ensuite, il est vrai que lorsque nous acceptons une mauvaise expérience, cela devient une bonne expérience. Mais il faut faire attention avec ce genre d’affirmations. De nombreuses personnes confondent l’acceptation de la négativité avec le fait de se complaire dans le négatif.

Au fond, le problème n’est pas d’être pour ou contre la quête du bien-être. Le problème est la superficialité et le manque de nuances.


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Spiritualité et problèmes d’alcool

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Une personne m’a contacté parce que plus elle pratique la spiritualité, plus elle se tourne vers l’alcool. Elle voudrait savoir comment dépasser cette situation.

Le sujet est vraiment intéressant parce que personne n’ose en parler. Les marchands du temple ont tout fait pour rendre la spiritualité propre et sans risque. Et cette situation atteint son paroxysme avec la mode actuelle du politiquement correct. Mais dans les faits, la spiritualité n’est pas une thérapie. Il s’agit plutôt d’une mise en danger.

La spiritualité est l’exploration d’une réalité inconnue. Et toute exploration possède des risques. Cela est d’autant plus dangereux que si on nous dit que c’est facile, nous ne serons pas préparés. Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’extrême inverse. À trop voir le danger partout, nous le créons.

Aujourd’hui, de nombreuses personnes sont en quête d’elles-mêmes et de guérison. Elles ne se sont pas forcément formulé les choses ainsi. Mais c’est ce qui anime leur recherche.

Elles pensent que la spiritualité va les aider dans leur quête. Mais se soigner soi-même par la spiritualité n’est pas si simple. Bien sûr, la spiritualité peut apporter des capacités de guérison. Mais elle apporte souvent plus d’agitation.

Toute personne qui a abordé un peu « sérieusement » la spiritualité a dû faire face à cette confusion. Beaucoup se referment et ne veulent plus entendre parler de spiritualité.

D’autres se referment également et continuent de se raconter des histoires spirituelles. Même s’il est triste de faire ce constat, la majorité des personnes qui fréquente la sphère spirituelle est dans ce dernier cas.

Et il n’y a finalement que très peu de personnes qui dépassent cette situation.

Pour ma part, même si je n’ai pas encore trouvé la solution ultime, je pense qu’il faut chercher un équilibre entre spiritualité et développement personnel.

De nombreuses personnes confondent les deux. Mais la spiritualité consiste à lâcher ce qui est personnel pour atteindre l’universel. Certaines personnes ont compris cela et rejettent le personnel. Mais cette vision des choses conduit à une vie désincarnée.

C’est un peu comme se dire « je m’en fous de mon lieu de vie et de mon travail, ce qui compte, c’est les vacances et les week-ends ». Bien entendu, on ne pas pas être heureux très longtemps avec une telle vie. Mon premier conseil est donc de trouver un équilibre entre vie spirituelle et vie matérielle.

Ensuite, il est important d’arrêter de croire que les choses ont de l’importance. Nos angoisses viennent du fait que nous prenons tout trop au sérieux. Si la terre disparaissait du jour au lendemain, cela ne changerait pas grand-chose à la marche de l’univers. Lorsque nous nous souvenons de cela, nos tracas sont tout de suite moins importants.

On dit que la lumière éclaire l’ombre. Il faut donc être honnête avec soi-même, changer ce qui nous déplaît et accepter le reste. Mais il est possible de voir les choses autrement et d’aller beaucoup plus loin.

Selon la kabbale, nous possédons des réceptacles pour recevoir la lumière. Et s’ils ne sont pas assez solides, ils se brisent. C’est pour cela que la kabbale a la réputation d’être dangereuse. Mais en réalité, dès qu’une pratique spirituelle est efficace, le risque est le même.

Toujours selon la kabbale, c’est la bonté qui renforce nos réceptacles. En langage clair, plus nous développons notre bonté, plus nous sommes invulnérables aux troubles psychiques engendrés par la recherche spirituelle.

Concernant les addictions, je m’intéresse à la chimie du cerveau depuis plus de 15 ans et cela m’a inspiré des méthodes pour les dépasser que je n’ai jamais vu ailleurs.

Les personnes sujettes aux addictions ont un déficit en dopamine. Le but de l’addiction est de stimuler nos circuits de récompense pour libérer de la dopamine. J’en ai déjà parlé sur ce blog, l’apprentissage est un moyen sain et efficace pour libérer de la dopamine. Ce que je n’ai pas dit, c’est que cela constitue un bon moyen de combattre les addictions.

Pour une personne qui s’intéresse à la spiritualité, il est possible d’apprendre des langues anciennes, de lire des textes fondateurs dans leur langue, d’étudier le contexte historique dans lequel ils ont été écrits… Il y a de quoi occuper toute une vie à plein temps sans jamais en voir la fin.

Au sujet de l’alcool en particulier, on trouve des pistes très intéressantes dans le livre « recadrage » de Bandler et Grinder. Pour pouvoir comprendre ce livre, il est nécessaire de connaître les bases de la pensée de ses auteurs. Il faut déjà avoir lu « transe-formation » et « les secrets de la communication ». Dans « recadrage », ils parlent de la dissociation alcoolique. Et ils expliquent comment réconcilier la partie dissociée avec le reste de la personne.

Les méthodes de recadrage impliquent qu’une personne en aide une autre, mais il est toujours possible de les adapter en mode autohypnose pour un traitement sur soi.

J’ai fait un texte à rallonge qui dépasse un peu le format habituel d’un article de blog. C’est qu’il y a beaucoup à dire sur le sujet. J’ai essayé d’envisager tous les angles. Et aussi d’élargir le sujet pour qu’il soit utile au plus grand nombre. J’espère que cela vous aidera.


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