Comment méditer sans s’ennuyer

Pour aller plus loin : L'almanach du bonheur


On me demande souvent, comment méditer, ou comment approfondir l’expérience méditative. Je vois également de nombreuses personnes se mettre à la méditation et abandonner plus ou moins rapidement parce qu’elles s’ennuient.

Il existe deux grandes approches pour aborder la méditation. L’une est tournée vers la conscience et l’autre vers la compassion. Ces deux approches sont souvent opposées, mais c’est idiot puisqu’elles se complètent et s’équilibrent.

Le problème est que la mode actuelle est inspirée de l’approche « conscience ». De ce fait, la manière dont nous envisageons la méditation est généralement maladroite et déséquilibrée.

Depuis quelques années, j’essaye de bricoler un équilibre entre ses deux voies. Mais je viens de trouver la méthode qui me semble parfaite dans l’enseignement du maître zen Thich Nhat Hanh.

L’idée générale est d’être observateur lors de l’inspiration et rempli de compassion lors de l’expiration. Par exemple, j’inspire et j’observe la vie. Puis j’expire et je souris à la vie, j’éprouve de la gratitude d’être en vie… N’hésitez pas à sourire physiquement, car cela aide à susciter la joie.

Il est possible d’utiliser le même système pour traiter nos problèmes, qu’ils soient physiques ou psychiques. J’inspire et j’observe ma douleur. J’expire et je prends soin de ma douleur, je l’entoure de compassion, en quelque sorte, je lui fais un câlin pour la réconforter.

Plus nous observons nos problèmes à la source et plus ils disparaissent. Mais cela est plus facile à dire qu’à faire. Nous avons toujours peur de ce que nous allons éveiller. Mais avec cette approche, plus nous creusons et plus nous nous nimbons de bienveillance. Nous sommes donc beaucoup mieux protégés.

Si avec l’approche centrée sur l’observation seule, vous avez le sentiment de ne pas vivre la méditation en profondeur et que vous vous ennuyez, je vous conseille d’essayer cette méthode qui ouvre la porte de nombreuses explorations.

Chaque été, j’ai pris l’habitude d’approfondir un auteur ou une tradition en lisant trois ou quatre livres en rapport. Je crois que cet été, cela va être Thich Nhat Hanh. Pour l’instant, j’ai lu son livre sur l’enfant intérieur. Mais en réalité, ce livre est assez complet et va bien au-delà du sujet de l’enfant intérieur.

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La quête du bien-être est-elle une source de malheur ?

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De nombreuses personnes dénigrent la quête du bien-être. Selon ces personnes, plus nous recherchons le bonheur et moins nous le trouvons.

Certaines personnes argumentent en se basant sur des études scientifiques qui montrent que les personnes s’intéressant au bien-être sont en général moins heureuses que la moyenne.

Mais il faut faire attention aux conclusions que l’on tire d’une telle corrélation. Peut-être que les personnes qui ne s’intéressent pas au bien-être ont eu une vie plus facile et n’ont jamais eu à se poser de questions sur le sujet. Et peut-être que la majorité des gens qui cherchent le bien-être n’ont pas trouvé la bonne recette.

On constate en effet beaucoup de superficialité dans la plupart des recettes pour atteindre le bonheur. Mais on en constate tout autant chez les personnes qui dénigrent ces méthodes.

Par exemple, certains affirment que désirer une bonne expérience est une mauvaise expérience. Et qu’accepter une mauvaise expérience est une bonne expérience. Il y a de l’idée, mais les choses sont un peu plus complexes que cela.

Comme je l’ai déjà expliqué dans un autre article, le désir n’est pas intrinsèquement mauvais. Ce n’est pas le désir qui nous cause de la souffrance, mais son immaturité.

Je peux tout à faire désirer quelque chose sans souffrir. Il suffit d’être détaché du résultat et accepter que la réalité ne soit pas totalement conforme à notre rêve. Il faut également apprendre à conserver notre intérêt pour les choses une fois que nous les avons obtenus.

Ensuite, il est vrai que lorsque nous acceptons une mauvaise expérience, cela devient une bonne expérience. Mais il faut faire attention avec ce genre d’affirmations. De nombreuses personnes confondent l’acceptation de la négativité avec le fait de se complaire dans le négatif.

Au fond, le problème n’est pas d’être pour ou contre la quête du bien-être. Le problème est la superficialité et le manque de nuances.


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Spiritualité et problèmes d’alcool

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Une personne m’a contacté parce que plus elle pratique la spiritualité, plus elle se tourne vers l’alcool. Elle voudrait savoir comment dépasser cette situation.

Le sujet est vraiment intéressant parce que personne n’ose en parler. Les marchands du temple ont tout fait pour rendre la spiritualité propre et sans risque. Et cette situation atteint son paroxysme avec la mode actuelle du politiquement correct. Mais dans les faits, la spiritualité n’est pas une thérapie. Il s’agit plutôt d’une mise en danger.

La spiritualité est l’exploration d’une réalité inconnue. Et toute exploration possède des risques. Cela est d’autant plus dangereux que si on nous dit que c’est facile, nous ne serons pas préparés. Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’extrême inverse. À trop voir le danger partout, nous le créons.

Aujourd’hui, de nombreuses personnes sont en quête d’elles-mêmes et de guérison. Elles ne se sont pas forcément formulé les choses ainsi. Mais c’est ce qui anime leur recherche.

Elles pensent que la spiritualité va les aider dans leur quête. Mais se soigner soi-même par la spiritualité n’est pas si simple. Bien sûr, la spiritualité peut apporter des capacités de guérison. Mais elle apporte souvent plus d’agitation.

Toute personne qui a abordé un peu « sérieusement » la spiritualité a dû faire face à cette confusion. Beaucoup se referment et ne veulent plus entendre parler de spiritualité.

D’autres se referment également et continuent de se raconter des histoires spirituelles. Même s’il est triste de faire ce constat, la majorité des personnes qui fréquente la sphère spirituelle est dans ce dernier cas.

Et il n’y a finalement que très peu de personnes qui dépassent cette situation.

Pour ma part, même si je n’ai pas encore trouvé la solution ultime, je pense qu’il faut chercher un équilibre entre spiritualité et développement personnel.

De nombreuses personnes confondent les deux. Mais la spiritualité consiste à lâcher ce qui est personnel pour atteindre l’universel. Certaines personnes ont compris cela et rejettent le personnel. Mais cette vision des choses conduit à une vie désincarnée.

C’est un peu comme se dire « je m’en fous de mon lieu de vie et de mon travail, ce qui compte, c’est les vacances et les week-ends ». Bien entendu, on ne pas pas être heureux très longtemps avec une telle vie. Mon premier conseil est donc de trouver un équilibre entre vie spirituelle et vie matérielle.

Ensuite, il est important d’arrêter de croire que les choses ont de l’importance. Nos angoisses viennent du fait que nous prenons tout trop au sérieux. Si la terre disparaissait du jour au lendemain, cela ne changerait pas grand-chose à la marche de l’univers. Lorsque nous nous souvenons de cela, nos tracas sont tout de suite moins importants.

On dit que la lumière éclaire l’ombre. Il faut donc être honnête avec soi-même, changer ce qui nous déplaît et accepter le reste. Mais il est possible de voir les choses autrement et d’aller beaucoup plus loin.

Selon la kabbale, nous possédons des réceptacles pour recevoir la lumière. Et s’ils ne sont pas assez solides, ils se brisent. C’est pour cela que la kabbale a la réputation d’être dangereuse. Mais en réalité, dès qu’une pratique spirituelle est efficace, le risque est le même.

Toujours selon la kabbale, c’est la bonté qui renforce nos réceptacles. En langage clair, plus nous développons notre bonté, plus nous sommes invulnérables aux troubles psychiques engendrés par la recherche spirituelle.

Concernant les addictions, je m’intéresse à la chimie du cerveau depuis plus de 15 ans et cela m’a inspiré des méthodes pour les dépasser que je n’ai jamais vu ailleurs.

Les personnes sujettes aux addictions ont un déficit en dopamine. Le but de l’addiction est de stimuler nos circuits de récompense pour libérer de la dopamine. J’en ai déjà parlé sur ce blog, l’apprentissage est un moyen sain et efficace pour libérer de la dopamine. Ce que je n’ai pas dit, c’est que cela constitue un bon moyen de combattre les addictions.

Pour une personne qui s’intéresse à la spiritualité, il est possible d’apprendre des langues anciennes, de lire des textes fondateurs dans leur langue, d’étudier le contexte historique dans lequel ils ont été écrits… Il y a de quoi occuper toute une vie à plein temps sans jamais en voir la fin.

Au sujet de l’alcool en particulier, on trouve des pistes très intéressantes dans le livre « recadrage » de Bandler et Grinder. Pour pouvoir comprendre ce livre, il est nécessaire de connaître les bases de la pensée de ses auteurs. Il faut déjà avoir lu « transe-formation » et « les secrets de la communication ». Dans « recadrage », ils parlent de la dissociation alcoolique. Et ils expliquent comment réconcilier la partie dissociée avec le reste de la personne.

Les méthodes de recadrage impliquent qu’une personne en aide une autre, mais il est toujours possible de les adapter en mode autohypnose pour un traitement sur soi.

J’ai fait un texte à rallonge qui dépasse un peu le format habituel d’un article de blog. C’est qu’il y a beaucoup à dire sur le sujet. J’ai essayé d’envisager tous les angles. Et aussi d’élargir le sujet pour qu’il soit utile au plus grand nombre. J’espère que cela vous aidera.


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Comment régler les problèmes de karma

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Je reçois souvent cette question. Mais comme je ne suis pas certain de bien la comprendre, ce n’est pas un sujet dont je parle régulièrement.

Tel que je comprends les choses, le karma désigne la loi de l’action et de la réaction. Pour exprimer les choses de manière plus concrète, je récolte ce que je sème.

C’est pour cela que je ne comprends pas trop le problème que de nombreuses personnes semblent avoir avec le karma. Parce qu’en fait, la loi du karma est plutôt sympa. Elle vous dit, s’il y a trop d’orties dans votre vie, « arrêtez de semer des orties ».

Le vrai problème de la vie est au contraire tout ce qui n’est pas karma. Il y a d’un côté le karma qui est en notre pouvoir. Et de l’autre, la marche naturelle du monde sur laquelle nous n’avons aucun pouvoir.

Même quand nous sommes les meilleures personnes possibles, nous vieillissons et nous mourrons. Notre entourage vieillit et meurt également. Certaines personnes prennent un chemin différent et sortent de nos vies.

Pour sortir des problèmes de karma, il suffit de s’observer et de faire de son mieux. Plutôt que de blâmer les autres de nos malheurs, cela permet d’être conscient de ce que l’on sème. Ainsi nous pouvons semer autre chose de plus doux.

Mais cela ne signifie pas que la vie deviendra entièrement douce. Par principe, les choses extérieures s’usent et disparaissent. Il faut aussi accepter ce principe et apprendre à faire son deuil rapidement.

Et lorsque je parle de deuil, c’est au sens très général. Cela peut être le deuil dans son sens classique, mais également le deuil d’une époque ou d’une relation. Pour moi, la difficulté de la vie se situe surtout à ce niveau.

Il faut également faire attention à ne pas prendre la marche naturelle du monde comme prétexte pour faire n’importe quoi. Lorsqu’il nous arrive quelque chose de négatif, avant de penser que cela doit nous apprendre à faire notre deuil, il faut être bien certain de ce que nous avons semé.

J’espère avoir répondu à la question. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à être plus précis lorsque vos questions portent sur le karma.


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Le danger des chakras

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La semaine dernière, j’ai répondu aux questions d’une personne au sujet des initiations reiki. La personne me parlait d’ouverture du troisième œil et je souhaitais détailler ce point. C’est quelque chose que j’ai déjà évoqué. Mais le sujet est tellement important qu’il mérite un article plus détaillé.

La théorie des chakras prend naissance en Inde. Cette théorie a été popularisée en Occident par la théosophie. Le problème est que tout ce que la théosophie a touché, elle l’a transformé en spéculations mentales.

La plupart des théories spirituelles ne sont que des croyances. Elles sont vraies lorsque nous les adoptons. Mais elles arrêtent d’exister lorsque nous les abandonnons.

Mais le concept de chakras est plus réel que cela. En effet, au-delà des cultures et des croyances spirituelles, tout le monde a déjà fait l’expérience des chakras.

Par exemple, les émotions négatives ont tendance à se loger entre le deuxième et le cinquième chakra. Et sous l’effet des émotions, tout le monde a déjà ressenti un nœud au niveau des intestins, une boule dans l’estomac, une oppression sur la poitrine, ou un nœud dans la gorge.

La théorie des chakras a pris naissance avec ce genre d’observation. Bien sûr il existe également des réflexions stériles sur les chakras. Aucune religion n’est parfaite. Mais la plupart du temps, les caractéristiques des chakras sont basées sur l’observation et utiles à la pratique.

Dans la version occidentale, comme il existe 7 chakras principaux, on les associe aux couleurs de l’arc-en-ciel. Ceci n’est basé sur aucune observation. Cette théorie n’a aucun intérêt pratique. Mais ça fait joli.

Cette association de couleurs est peut-être sans intérêt, mais elle a le mérite de ne pas causer de problèmes. Par contre, d’autres théories occidentales sur les chakras peuvent devenir handicapantes.

Par exemple, le fait de considérer le système des chakras comme une échelle de Jacob qu’il faut escalader entraîne des déséquilibres énergétiques.

Les croyances occidentales au sujet du sixième chakra ont un effet très limitant. En effet, selon la tradition, ce chakra est associé au mental. Et cela se vérifie très facilement par l’expérience. Lorsque nous cogitons, nous sommes naturellement centrés sur ce chakra.

Selon la tradition, l’intuition est liée au cœur. Cette fois encore, cela peut se vérifier par l’expérience. Il est en effet habituel que l’intuition se développe lors d’une relation amoureuse.

À l’origine, le sixième chakra n’a pas l’importance que les Occidentaux lui accordent. Dans certaines traditions, il est même considéré comme mineur et parfois envisagé comme une sous-partie du septième.

La plupart des pratiques traditionnelles se concentrent sur les chakras du bas. Par exemple, la pratique des trois contractions qui constitue le moyen le plus intense pour stimuler les chakras n’a d’effet direct que sur les cinq premiers chakras.

Et lors d’une initiation reiki, lorsqu’il se passe quelque chose de flagrant, c’est plutôt au niveau du chakra du cœur que du troisième œil.

Dans plusieurs courants mystiques, il est dit que tout doit commencer par le cœur. Par exemple, le récit du pèlerin russe affirme que les actes de bonté ne développent pas la bonté si aucun travail n’est fait au niveau du cœur. Dans les écrits de madame Guyon, on retrouve la même idée avec les principes moraux qui ne font que développer un masque de vertu si le cœur n’est pas notre centre d’attention.

Le problème est que l’amour fait peur à la plupart des gens. Parce que trop de gens transforment l’amour en commerce. Si une personne se comporte selon mes désirs, je « l’aime ». Et sinon, je lui retire mon affection. De ce fait, pour beaucoup d’entre nous, même si nous ne nous formulons pas les choses ainsi, l’amour est devenu synonyme de punition et de souffrance.

Plus nous avons grandi dans une famille tordue à ce niveau, plus nous avons peur de l’amour. Certaines personnes ne veulent même pas entendre parler d’amour dans le spirituel. Pour elles, c’est juste bon pour les idiots. D’autres en parlent, mais tout se passe dans la tête, mais pas dans le cœur.

Ce n’est donc pas étonnant que les théories occidentales sur le troisième œil soient aussi populaires. Mais il s’agit d’un sabotage qui nous coupe de la vraie voie.


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