Archives de catégorie : Spiritualité

Le danger des chakras

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La semaine dernière, j’ai répondu aux questions d’une personne au sujet des initiations reiki. La personne me parlait d’ouverture du troisième œil et je souhaitais détailler ce point. C’est quelque chose que j’ai déjà évoqué. Mais le sujet est tellement important qu’il mérite un article plus détaillé.

La théorie des chakras prend naissance en Inde. Cette théorie a été popularisée en Occident par la théosophie. Le problème est que tout ce que la théosophie a touché, elle l’a transformé en spéculations mentales.

La plupart des théories spirituelles ne sont que des croyances. Elles sont vraies lorsque nous les adoptons. Mais elles arrêtent d’exister lorsque nous les abandonnons.

Mais le concept de chakras est plus réel que cela. En effet, au-delà des cultures et des croyances spirituelles, tout le monde a déjà fait l’expérience des chakras.

Par exemple, les émotions négatives ont tendance à se loger entre le deuxième et le cinquième chakra. Et sous l’effet des émotions, tout le monde a déjà ressenti un nœud au niveau des intestins, une boule dans l’estomac, une oppression sur la poitrine, ou un nœud dans la gorge.

La théorie des chakras a pris naissance avec ce genre d’observation. Bien sûr il existe également des réflexions stériles sur les chakras. Aucune religion n’est parfaite. Mais la plupart du temps, les caractéristiques des chakras sont basées sur l’observation et utiles à la pratique.

Dans la version occidentale, comme il existe 7 chakras principaux, on les associe aux couleurs de l’arc-en-ciel. Ceci n’est basé sur aucune observation. Cette théorie n’a aucun intérêt pratique. Mais ça fait joli.

Cette association de couleurs est peut-être sans intérêt, mais elle a le mérite de ne pas causer de problèmes. Par contre, d’autres théories occidentales sur les chakras peuvent devenir handicapantes.

Par exemple, le fait de considérer le système des chakras comme une échelle de Jacob qu’il faut escalader entraîne des déséquilibres énergétiques.

Les croyances occidentales au sujet du sixième chakra ont un effet très limitant. En effet, selon la tradition, ce chakra est associé au mental. Et cela se vérifie très facilement par l’expérience. Lorsque nous cogitons, nous sommes naturellement centrés sur ce chakra.

Selon la tradition, l’intuition est liée au cœur. Cette fois encore, cela peut se vérifier par l’expérience. Il est en effet habituel que l’intuition se développe lors d’une relation amoureuse.

À l’origine, le sixième chakra n’a pas l’importance que les Occidentaux lui accordent. Dans certaines traditions, il est même considéré comme mineur et parfois envisagé comme une sous-partie du septième.

La plupart des pratiques traditionnelles se concentrent sur les chakras du bas. Par exemple, la pratique des trois contractions qui constitue le moyen le plus intense pour stimuler les chakras n’a d’effet direct que sur les cinq premiers chakras.

Et lors d’une initiation reiki, lorsqu’il se passe quelque chose de flagrant, c’est plutôt au niveau du chakra du cœur que du troisième œil.

Dans plusieurs courants mystiques, il est dit que tout doit commencer par le cœur. Par exemple, le récit du pèlerin russe affirme que les actes de bonté ne développent pas la bonté si aucun travail n’est fait au niveau du cœur. Dans les écrits de madame Guyon, on retrouve la même idée avec les principes moraux qui ne font que développer un masque de vertu si le cœur n’est pas notre centre d’attention.

Le problème est que l’amour fait peur à la plupart des gens. Parce que trop de gens transforment l’amour en commerce. Si une personne se comporte selon mes désirs, je « l’aime ». Et sinon, je lui retire mon affection. De ce fait, pour beaucoup d’entre nous, même si nous ne nous formulons pas les choses ainsi, l’amour est devenu synonyme de punition et de souffrance.

Plus nous avons grandi dans une famille tordue à ce niveau, plus nous avons peur de l’amour. Certaines personnes ne veulent même pas entendre parler d’amour dans le spirituel. Pour elles, c’est juste bon pour les idiots. D’autres en parlent, mais tout se passe dans la tête, mais pas dans le cœur.

Ce n’est donc pas étonnant que les théories occidentales sur le troisième œil soient aussi populaires. Mais il s’agit d’un sabotage qui nous coupe de la vraie voie.


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La vie après la mort

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Ces dernières semaines, plusieurs personnes m’ont contacté pour me parler de la fin de vie, de la mort et de la vie après la mort. Même si avec le printemps, la mort n’est pas le sujet qui me vient le plus naturellement à l’esprit, j’ai décidé de faire un article sur le sujet.

Dans notre civilisation actuelle, la mort est devenue un sujet particulièrement problématique, parce que nous y croyons. Comme le disait Épictète, ce n’est pas la mort qui est redoutable, mais l’idée que nous nous en faisons.

Dans l’antiquité, en dehors des épicuriens, tous les penseurs croyaient en l’immortalité de l’âme. Et si la pensée épicurienne est restée minoritaire pendant 2000 ans, avec Nietzsche et le déclin des religions, c’est elle qui domine aujourd’hui en Occident.

Mais cela ne fonctionne pas très bien. La plupart des personnes qui n’ont pas réussi à sortir de ce système de pensée avancent dans le troisième âge en étant de plus en plus angoissées et perturbées.

Dans cet article, je vais aborder le sujet de l’après-vie d’une manière aussi rationnelle que possible pour un être humain vivant. Lorsque nous sommes parfaitement centrés, nous faisons l’expérience de l’éternité, de l’absolu, de la conscience universelle. Cette expérience semble bien plus objective que l’expérience de la réalité ordinaire. Mais l’est-elle vraiment ? Je vais partir du principe que oui, cette réalité est objective.

La plupart des gens s’identifient uniquement à leur conscience individuelle. Lorsqu’ils souhaitent une vie après la mort, ils voudraient que leur individualité persiste. Mais elle ne semble pas résister à une expérience spirituelle un peu profonde. Et ce n’est pas grave, car lorsque notre individualité est escamotée, nous découvrons une réalité tellement plus vivante.

C’est d’ailleurs un piège. Nous sommes ici pour faire l’expérience de l’individualité. Et s’il est important de découvrir ce qu’il y a derrière pour bien vivre sa vie, il ne faut pas que cela devienne une fuite.

L’expérience de l’éternité nous montre l’illusion du temps. Et l’illusion du temps implique que tout coexiste dans un présent éternel. Au passage, cette vision des choses a également été adoptée par un certain nombre de physiciens.

Si tout coexiste dans l’éternité, cela signifie que notre individualité aussi. Cela permet d’expliquer un certain nombre de phénomènes « médiumniques ». Mais en réalité, cela est insignifiant. Du point de vue de l’éternité, la vie d’un être humain n’a pas plus d’importance que celle d’un brin d’herbe perdu dans l’univers. Il est bien plus rassurant de percevoir ce qu’il y a derrière la conscience individuelle que de savoir qu’elle persiste.

Montaigne a dit que philosopher, c’est apprendre à mourir. Cette affirmation prend tout son sens si l’on comprend le mot « philosopher » dans sa définition d’origine. Philosopher, c’est aimer la sagesse. L’amour permet d’unir ce qui est séparé. Par opposition au discernement qui permet de distinguer les choses, la sagesse désigne l’intelligence unifiante. Philosopher consiste donc à découvrir l’unité cachée dans la séparation. Et cette découverte nous aide à moins nous inquiéter de la mort.

Dans les faits, c’est un peu plus compliqué. Lorsqu’il revient aux commandes, le mental n’apprécie pas toujours d’avoir été mis de côté. C’est parce qu’il associe à la mort une expérience qui nous montre la profondeur de la vie. Et tant qu’il n’est pas un peu « éduqué », il risque de nous causer toutes sortes de misères pour nous empêcher de recommencer.

Pour la petite histoire, j’écris cet article dans la nature, le 27 avril 2018 en fin de matinée. C’est le premier article de l’année que j’écris dans la nature. Il fait beau. Les oiseaux chantent. Je suis dans un vent de pollen permanent. Je dois constamment essuyer l’écran de mon smartphone qui se couvre de petits points jaunes. Dans ce contexte, ce n’est pas la mort que j’ai le plus à l’esprit. Et chaque fois que je pense à l’unité, je décroche et je ne sais plus ce que je veux écrire. D’habitude, cela m’arrive quand je lis sur les états de conscience modifiés, mais pas quand j’écris. Finalement, c’est peut-être le meilleur moment pour écrire un article sur la mort.


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Le problème de l’ego

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La notion d’ego est probablement l’une des plus grandes sources de confusion dans le domaine spirituel.

À l’origine, le mot « ego » désigne la conscience d’être un individu séparé du monde. Vous remarquerez que selon cette définition, nous avons tous un ego.

Mais la plupart du temps, lorsqu’une personne parle d’ego dans un contexte spirituel, c’est pour désigner l’orgueil et pour dire qu’il ne faut pas avoir d’ego.

Pourquoi cette confusion ? J’ai déjà évoqué ce problème, mais je n’ai jamais donné d’explication. Dans cet article, je vous propose une hypothèse.

La spiritualité est une quête d’absolu. Pour trouver l’absolu, il faut abandonner l’ego, dans son sens véritable. En effet, pour connaître l’absolu, il ne faut plus être séparé, mais dans l’unité. C’est pour cela que l’amour constitue le moyen le plus simple pour aller vers l’absolu. Par principe, l’amour permet d’unifier ce qui est séparé.

La confusion autour de l’ego vient du fait que beaucoup de personnes pensent que la spiritualité s’accumule de manière permanente. Selon ces personnes, lorsque nous atteignons un niveau donné, cela est définitif.

Dans les faits, nous pouvons connaître l’unité le temps d’une expérience. Mais nous revenons dans la réalité ordinaire. Nous reprenons notre place d’individu séparé. Nous ressentons les limites. Nous mangeons. Nous dormons. Nous interagissons avec autrui. Si l’ego (toujours dans son sens véritable) peut s’éclipser le temps d’une expérience, il revient rapidement.

Pour les gens qui n’ont pas compris cette dynamique spirituelle, l’ego doit être annihilé définitivement. Et comme cela est impossible, ils ont changé le sens du mot ego pour retrouver un semblant de cohérence dans leurs croyances.

Mais en réalité, au lieu de corriger leur erreur, ils n’ont fait qu’amplifier la confusion. Déjà, ils n’ont toujours pas compris la dynamique spirituelle. Ensuite, ils utilisent le mot ego pour désigner l’orgueil et non la conscience séparée.

Cette confusion perdure depuis des millénaires, si bien qu’aujourd’hui, de très nombreuses personnes pensent que toute avancée dans le domaine spirituel est définitive. L’ironie de l’histoire est qu’il faut une sacrée dose d’orgueil pour envisager la spiritualité de cette façon.


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Les phénomènes spirituels sur internet

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Cet article traite un sujet qui va au-delà des limites de la vision habituelle que je partage sur ce blog. Je pars en effet du principe qu’il faut compter le moins possible sur le monde extérieur pour vivre sa vie spirituelle.

Bien sûr, nous avons besoin d’enseignements pour nous aider à avancer. Mais tant que nous en restons là, nous sommes bloqués en surface. Très rapidement, les enseignements issus de nos expériences sont plus importants que les enseignements extérieurs.

Cependant, les phénomènes extérieurs qui influent sur notre spiritualité existent, et pour une fois, je souhaite en parler. Plus précisément, je voudrais parler de l’effet d’internet sur la spiritualité.

Par périodes, il existe des dynamiques, pas toujours faciles à identifier, qui stimulent la spiritualité. Ce type de phénomène existait bien avant internet. Il est très connu dans les milieux théologiques, mais inconnus du grand public.

Dans certains courants théologiques, ces phénomènes portent des noms comme des ouragans. Généralement, on ne sait pas ce que déclenchent ces phénomènes. Ils sont probablement issus de plusieurs étincelles qui se cumulent par hasard et engendrent quelque chose de plus grand.

Généralement, ces phénomènes sont entretenus par les prières de ceux qui y sont entrés et qui prient pour que leurs connaissances y entrent également. Mais la plupart du temps, on ne sait pas comment ils s’épuisent. Ce qui est sûr, c’est qu’ils finissent par disparaître.

Au début des années 2000, internet a provoqué un énorme phénomène spirituel qui à duré plus de dix ans. Pour ce cas particulier, il est facile d’en comprendre la source. Internet a connecté de nombreuses personnes. De nombreuses communautés spirituelles se sont formées…

Mais il y a quelques années, ce phénomène a fini par s’épuiser. Et cette fois encore, il est facile de comprendre ce qu’il s’est passé. Depuis cette époque, le trolling a explosé. Certains chercheurs américains vont même jusqu’à dire qu’internet a provoqué une épidémie de connards. Le politiquement correct a également explosé. Le zapping permanent entraîné par l’usage des smartphones et les réseaux sociaux a fait dégringoler notre capacité de concentration. Le marketing mensonger autour de la spiritualité a également explosé ces dernières années.

Cela signifie concrètement qu’il était beaucoup plus facile de se lancer dans une quête spirituelle il y a 10 ou 15 ans plutôt qu’aujourd’hui. À l’époque, la moindre pratique fonctionnait beaucoup plus facilement.

C’est pour cela que j’évite de parler de ce genre de sujet. Lorsque nous attendons que notre spiritualité vienne de l’extérieur, elle n’arrive jamais. Et même si des conditions favorables peuvent nous aider, il ne faut pas compter dessus.

Si je parle de ce sujet aujourd’hui, c’est parce que de nombreuses personnes sont persuadées que nous sommes dans une période d’ascension. Peut-être qu’il s’agit d’une projection et que cela est vrai pour elles. Ou peut-être que ses personnes se racontent des histoires parce qu’elles espèrent un monde meilleur pour ne pas avoir à affronter leurs problèmes.

Mais lorsqu’on observe objectivement le monde, on constate le contraire. Nous ne vivons pas une période très favorable. Mais ceux qui cherchent à être indépendants des phénomènes extérieurs n’ont probablement pas constaté de différence dans leur propre vie spirituelle.

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La place de la libération de l’ego

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Une personne m’a demandé de préciser ma vision des choses sur la libération de l’ego. Doit-on se libérer de l’ego et rechercher un ego stable ? Cette personne m’a donné l’exemple du tao, mais il existe de nombreuses autres traditions où cette notion d’ego stable existe.

J’ai déjà beaucoup parlé des traditions d’éveil et de leurs limites. Je ne vais pas encore développer ces idées dans cet article. En résumé, ces traditions défendent des principes qui sont vrais, mais elles manquent d’équilibre.

Effectivement, vu de l’absolu notre monde est insignifiant. Le problème est que nous vivons sur terre. Nous avons besoin de manger, de dormir, de nous abriter, de nous entraider.

Se souvenir de l’insignifiance du monde est d’une grande aide lorsqu’il s’agit de se détacher de la souffrance ou de pardonner. La rencontre avec l’absolu (ou la disparition de l’ego, qui est une autre manière de dire la même chose) nous illumine. Elle nous rend plus conscients. Elle nous ressource.

Mais sans équilibre, elle ne nous aide pas à vivre sur terre. Au contraire, elle nous incite à être négligents vis-à-vis du confort de base, de notre sécurité et parfois de notre survie.

Il faut se rappeler que cette expérience est toujours temporaire et qu’ensuite, nous revenons dans le monde. Les personnes qui oublient cela se racontent des histoires. Au final, elles ne se libèrent de rien du tout.

La libération de l’ego n’est pas une fin en soi. Mais ce n’est pas non plus quelque chose qu’il faut laisser de côté. De nombreuses personnes trouvent les traditions d’éveils irréalistes et abandonnent la recherche de l’absolu. Mais sans recherche d’absolu, la spiritualité n’est que du folklore.

À un certain stade, il est habituel d’avoir peur de la disparition de l’ego. On peut dire que la lumière éclaire l’ombre. Mais on peut également dire que nous nous identifions trop à notre individualité. Nous assimilons la disparition de l’ego à la mort. Et après chaque expérience spirituelle, l’ego fait de la résistance.

De ce fait, certaines personnes développent une peur de l’amour, de l’orgasme… C’est ici que l’idée d’un ego équilibré intervient.

La libération de l’ego n’est pas une fuite du monde comme de nombreuses personnes l’envisagent. Son but est de nous régénérer pour revenir encore plus vivants dans le monde.

Lorsque je parle d’équilibre, il n’existe pas de recette universelle. C’est à chacun de trouver son équilibre. Certaines personnes seront plus dans le détachement. D’autres seront plus dans le monde.

Il faut essayer de nombreux déséquilibres avant de trouver la recette qui nous convient. Il est habituel de transformer la quête spirituelle en fuite du monde devant les difficultés de la vie. Jusqu’au jour où nous prenons conscience du problème et nous cherchons un nouvel équilibre.


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