Archives pour la catégorie Méditation

La méditation sur la douleur

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Lorsque j’ai écrit ma série d’articles sur la méditation,j’ai évoqué la méditation sur la douleur. Je souhaite revenir sur ce sujet qui est important et trop souvent ignoré. Lorsqu’on parle de méditation aujourd’hui, dans la majorité des cas, il s’agit de pleine conscience. Plus rarement, il est question de méditation sur la compassion.

Mais la méditation sur la douleur n’est pas vraiment populaire. Pourtant elle possède de nombreux avantages. Elle est accessible pour les débutants. Et elle constitue un excellent moyen pour alléger nos souffrances. Il existe d’ailleurs des études qui montrent que la méditation est plus efficace que les placebos pour soulager la douleur.

Si la pleine conscience est autant à la mode, c’est parce que pour méditer, il ne faut rien créer, mais observer. Selon certains courants spirituels, la pleine conscience est le meilleur moyen de ne rien créer. En réalité, c’est faux. Comme le novice n’a aucune idée de ce qu’est la conscience, il va créer une conscience-objet.

Dans la méditation sur la douleur, nous ne risquons pas de créer un objet. Il est déjà là ! Il est donc plus facile d’adopter la bonne « posture », c’est-à-dire, l’observation, le détachement, la désidentification.

Fondamentalement, méditation sur la douleur et pleine conscience ne sont pas si différentes. En réalité, la méditation sur la douleur est juste une pratique de pleine conscience lorsque nous avons mal. Mais comme beaucoup de personnes sont tentées de penser qu’elles ne peuvent pas méditer lorsqu’elles souffrent, j’ai écrit cet article pour préciser qu’au contraire, il s’agit du meilleur moment.

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Le piège de l’éveil

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Depuis quelques années, j’ai le sentiment que le concept d’éveil est faux. Mais je n’avais jamais pris le temps de mettre les choses à plat. Lorsque j’ai écrit ce précédent article, les idées se sont démêlées d’elles-mêmes ce qui m’a inspiré cet autre article.

La notion d’éveil est comprise de diverses façons. Je parle ici de certains maîtres spirituels dont l’enseignement est vraiment éclairant, qui affirment être totalement sortis de la dualité. Selon ce qu’ils prétendent, malgré l’adversité, ils sont continuellement conscients, et sans effort, de l’unité sous-jacente.

Comme je l’expliquais dans le précédent article, le mental a tendance à vouloir mettre en boîte ce qui ne peut pas être mis en boîte. Et si la prétention d’être éveillé n’était qu’une mise en boîte de l’absolu ?

Devant certaines incohérences, il me semble aujourd’hui évident que oui. De tout ce que j’ai écrit dans ma série d’articles sur la méditation, s’il y a bien une chose qui choquera les puristes, c’est que je présente la réalisation de la conscience comme une expérience, alors que par principe toute expérience a un début et une fin. Selon ces fameux éveillés, comme la conscience est toujours présente, sa réalisation n’est pas une expérience.

Ils ont a moitié raison. Mais lorsque nous communiquons, nous nous plaçons du point de vue du mental. Et de ce point de vue, il est évident qu’il s’agit d’une expérience. Même s’ils affirment que non, et qu’ils prétendent toujours être dans ce dévoilement. Mais cette affirmation est incohérente.

Lors du dévoilement de la conscience, tout est un. La notion de communication ou d’enseignement n’a aucun sens. Si ces « éveillés » enseignent, c’est bien qu’ils sont sortis de ce dévoilement. Lorsqu’ils affirment être constamment conscients de la non-dualité, il s’agit en réalité d’un souvenir de la non-dualité. La notion d’éveil est donc illusoire, puisque dans le présent éternel de la conscience pure, il n’y a pas de souvenirs.

Le passé est le propre du mental. Toutes nos pensées sont du domaine du passé. Dès que nous verbalisons une expérience que nous sommes en train de la vivre, elle devient passée. Même lorsque nous pensons au futur, c’est toujours par rapport à une analogie au passé. C’est justement cela que nous cherchons à éviter en méditant. Et à un moindre niveau, l’idée d’éveil entretient ce phénomène.

Il existe cependant deux choses qui sont très libératrices, même si cette libération n’est jamais totale.

D’un côté, prendre conscience que la part de nous-mêmes qui souhaite s’améliorer ne peut être sauvée. D’autant qu’elle joue double jeu et que c’est en réalité elle qui est la source de tous nos problèmes. Même si parfois, nous la percevons comme une ennemie, c’est nous qui lui donnons vie. Plus nous lui accordons d’importance et plus elle nous agite. Et plus nous la voyons comme insignifiante et plus elle disparaît.

D’un autre côté, comprendre que la joie vient de la conscience. Le plaisir que nous recherchons à travers les objets n’est qu’un infime reflet. C’est pour cela que lorsque nous recherchons le bonheur à travers des choses extérieures, il est toujours éphémère. Il n’existe que lorsque la conscience éclaire les objets. Mais ce que nous cherchons inconsciemment, c’est la conscience. Certains conseillent l’ascétisme, mais il est aussi possible de profiter des plaisirs de ce monde en se souvenant que toute la joie que nous éprouvons vient de la conscience.

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Le but de la méditation

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Cet article est la suite d’une série sur la méditation.

Il existe deux grandes voies vers la méditation. D’un coté l’approche dualiste, de l’autre l’approche non dualiste. Dans l’approche dualiste, la méditation est obtenue en focalisant son attention sur un « objet ». Dans l’approche non dualiste, cette focalisation est « sans objet ». Ces définitions méritent quelques explications. Un objet est tout ce qui n’est pas sujet. Tout ce qui vient du monde extérieur est objet, ce qui comprend le corps, les émotions, les pensées…

Lorsque nous ne méditons pas, nous sommes objet. Lorsque nous disons « j’ai mal », nous nous identifions au corps ou aux émotions selon qu’il s’agisse d’une douleur physique ou morale. Lorsque nous disons « je pense ceci ou cela », nous nous identifions aux pensées. Tout cela constitue ce que (objet) nous sommes et non qui (sujet) nous sommes. La méditation permet de lever le voile constitué par le monde des objets. Cela comprend le monde matériel, mais aussi le monde psychique qu’il est pourtant habituel de confondre avec le spirituel.

La méditation dualiste permet de passer d’un état d’objet à une relation sujet-objet. Par exemple, je ne suis plus mes émotions, mais la conscience qui les observe. En réalité, cette manière de faire est une béquille, parce que tout est conscience. La conscience est à la fois observatrice et observée, créatrice et création. Lors du dévoilement de la conscience, il n’y a plus ni sujet ni objet. Mais comme cette réalisation nous est parfaitement inconcevable, nous avons besoin de béquilles.

La relation sujet-objet de la méditation dualiste étant une béquille, certains ont proposé de méditer « sans objets ». Concrètement, c’est le fameux « Qui suis-je ? » de Maharshi. En réalité, il s’agit plutôt d’une méditation vers le sans objet. En effet, notre nature profonde nous est inconnue et inconcevable. Il est difficile de se focaliser sur l’inconnu. Naturellement, notre esprit va créer un objet qu’il considérera comme le sujet et retournera dans la méditation dualiste.

Nous avons aussi tendance à envisager l’absence de mental comme une sorte de vide, de silence. Il est habituel de créer une « vacuité-objet » dont il faut également se débarrasser pour aller plus loin.

D’une manière générale, l’univers spirituel est ineffable. Lorsque nous en faisons l’expérience, il n’y a pas de mots pour le décrire. Mais lorsque nous revenons de l’expérience, nous essayons de nous souvenir, de mettre des mots. Mais dans le présent éternel, il n’y a pas de souvenirs. Les souvenirs appartiennent au mental.

Tous les concepts que nous pouvons développer au sujet du spirituel peuvent nous aider à communiquer. Mais lorsque nous nous y attachons, ils deviennent une limitation. C’est le tort de toutes les traditions qui prétendent détenir la vérité et de tous les maîtres qui prétendent la transmettre. La vérité est intérieure. Elle est ineffable. Et même lorsque nous l’avons trouvée, il faut continuer de la chercher pendant le restant de sa vie.

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Comment méditer

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Pour continuer cette série d’articles sur la méditation, il est temps de passer aux choses sérieuses. Même si la pratique méditative n’est pas une fin en soi, elle est nécessaire à un certain stade.

Concrètement sur quoi focaliser son attention pour méditer? Il est possible de se focaliser sur n’importe quoi. Mais si ce n’est pas quelque chose de particulier, cela devient vite ennuyeux. L’une des pratiques les plus classiques est d’observer sa respiration et si des pensées surviennent, d’observer les pensées, puis revenir à la respiration. Mais rapidement, une telle pratique donne l’impression de tourner en rond. C’est pour cela qu’il est préférable d’utiliser quelque chose de plus « intense ».

Les méditations sur la joie ou l’amour sont plus faciles. Elles sont beaucoup moins ennuyeuses. Et comme l’amour permet par principe d’unir ce qui est séparé, c’est le moyen le plus rapide pour dépasser la dualité observateur-observé.

Pour débuter, il est possible d’utiliser la « dévotion », c’est-à-dire l’amour pour une personne ou un visage divin. Les choses sont au départ plus faciles ainsi. Avec l’expérience, l’amour de l’amour permet d’aller droit au but. Certaines traditions parlent de prière pure, d’autres d’oraison silencieuse, mais l’idée est toujours la même.

La douleur est aussi un bon thème de méditation. La méditation est en effet un bon moyen de modifier notre rapport à la douleur. Qu’elle soit physique ou morale, en se désidentifiant et en devenant observateur de la douleur, elle s’amoindrit ou disparaît.

L’approche que je propose est différente de nombreuses approches qui affirment qu’il faut au contraire être observateur et ne rien créer. Mais cette façon de procéder est aride. Il est difficile d’être assidu dans une telle pratique. Et même si ce chemin est en théorie plus direct, il est tellement abrupt et broussailleux qu’il n’est ni plus rapide ni plus facile.

Le problème avec l’approche que je propose, c’est l’effet « yo-yo ». Par exemple après une bonne méditation sur la joie le soir, il arrive de se réveiller déprimé le lendemain. Lorsque nous vivons des expériences spirituelles, le mental cherche à s’approprier le non-mental, et à prendre le contrôle sur ce qui le dépasse, ce qui entraîne ce genre de problèmes.

Pour éviter cela, il suffit dans ces moments intenses, au lieu de s’identifier à l’expérience, de prendre du recul et de se demander, « qui observe ». Avec l’habitude, il est facile de dépasser cette instabilité. Je développerai cette idée du mental qui cherche à s’approprier le non-mental dans un prochain article.

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Comment se préparer à la méditation

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Cet article fait suite à celui de la semaine dernière.

Il est un peu abusif de dire que l’on pratique la méditation, puisque la méditation est plutôt un état. Il est même abusif de dire qu’il s’agit d’un état, puisqu’il s’agit plutôt du dévoilement partiel de la conscience. Mais comme les mots sont incapables de saisir la méditation, les abus de langage sont habituels.

Il est d’ailleurs habituel d’entendre que la méditation consiste à fixer son attention sur une seule chose. Cette affirmation est encore un abus de langage, même si elle témoigne d’une certaine vérité. C’est la concentration détendue qui conduit à la méditation.

La conscience est un peu comme un microprocesseur d’ancienne génération. À notre niveau, elle ne peut faire qu’une seule chose à la fois. Il est malgré tout possible de lancer plusieurs tâches sur un ordinateur équipé d’un tel microprocesseur, et nous aurons une sensation de parallélisme. Mais en réalité, c’est parce que le microprocesseur traite une tâche pendant un court instant, puis passe à la suivante… La conscience fait exactement la même chose.

Lorsque nous lançons trop de tâches, l’ordinateur finit par « ramer ». C’est parce que le microprocesseur passe plus de temps à gérer le changement de contexte entre les tâches que de s’occuper des tâches elles-mêmes. C’est encore une fois la même chose avec la conscience. C’est pour cela qu’il est plus difficile de réfléchir lorsque nous avons une rage de dents.

La conscience est inaltérable. Quoi que nous fassions, elle conserve les mêmes capacités. Mais en apparence, plus notre attention est dispersée et plus la conscience se voile. Cela constitue un vrai problème à notre époque depuis que notre capacité d’attention est devenue inférieure à celle du poisson rouge.

Nous avons tendance à zapper constamment, à ne jamais être à ce que nous faisons. Le déluge d’informations et la technologie ne sont pas les seuls problèmes. Selon une étude, une personne qui travaille dans un open space est dérangée en moyenne toutes les 2 ou 3 minutes. L’étude concluait qu’une personne qui était pleinement dans ce qu’elle faisait, sans être dérangée pendant 2h, pouvait fournir le travail d’une journée en open space.

Au passage, la technologie n’est pas forcément un problème. Le problème c’est notre manière de l’utiliser. D’après le travail de certains chercheurs, un jeu vidéo qui ne provoque ni anxiété ni ennui conduit naturellement à un état méditatif.

Si nous souhaitons une vie plus méditative, avant même d’adopter une quelconque pratique, il est important de prendre conscience de notre problème actuel. D’essayer d’éviter de faire plusieurs choses à la fois en zappant constamment entre divers sujets d’attention, mais au contraire d’être le plus possible dans ce que nous faisons.

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