Comment la modernité peut favoriser la vie spirituelle

Pour bien commencer l'année : L'almanach du bonheur


Nous avons souvent tendance à regarder la modernité comme un frein à la vie spirituelle. Il est vrai que dans le contexte spirituel, la capacité d’attention est essentielle. Et la modernité a entraîné un grave déclin de la capacité d’attention ces dix dernières années.

Pourtant, l’époque moderne nous apporte autant d’opportunités que de handicaps. Mais la plupart des gens restent focalisés sur le passé et les traditions. C’est d’autant plus dommage qu’avec la révolution culturelle de ces dernières années, les traditions ne parlent plus vraiment à notre époque.

Dans le contexte du reiki, le concept d’intégration des pratiques permet de transcender les traditions. Malheureusement, il n’est pas toujours enseigné. Et lorsqu’il est enseigné, nous ne mesurons pas forcément son importance.

La pratique que je souhaite partager avec vous est informelle. Il est donc nécessaire d’avoir une certaine expérience de l’intégration des pratiques pour en profiter.

Le principe de l’intégration des pratiques est assez simple. Plutôt que de rester focalisé sur le formalisme des pratiques, il faut être attentif à leur aspect interne. Cela permet avec l’habitude de reproduire l’effet d’une pratique sans passer par son formalisme.

L’intégration des pratiques a deux avantages. Au lieu de séparer la vie ordinaire des pratiques spirituelles, elle permet d’unir les deux. Elle permet également d’aller en profondeur au lieu de rester en surface.

Si vous arrivez à être bien dans votre vie avec une pratique spirituelle assidue, mais que vous retombez dans la négativité dès que vous vous relâchez, l’intégration des pratiques vous permettra d’avoir une vie plus naturelle, plus équilibrée.

Par contre, cela demande une certaine objectivité. Lorsqu’une situation nous affecte, il faut apprendre à en être conscient au plus vite. Cela nous permet de traiter les problèmes de manière informelle, dès qu’ils se produisent.

Lorsque nous soulevons une pierre, nous prenons conscience qu’elle cachait de nombreux insectes grouillants. Lorsque nous nous tournons vers l’intérieur et que nous « soulevons » nos pensées, il se passe un peu la même chose. Pour avancer dans l’intégration des pratiques, il faut apprendre à être détendu devant ce phénomène.

L’intégration des pratiques combinée aux traitements reiki dans le passé permet assez facilement d’accéder à des états régressifs. Ce phénomène est intéressant pour deux raisons. Déjà, il permet de ramener à la conscience des problèmes à guérir. Mais il permet également de retrouver des ressources perdues dans les méandres de la vie.

Lorsque ce phénomène devient familier, il est possible de le reproduire dans d’autres contextes. Il devient alors possible d’utiliser les fictions comme des ancres. Pour être plus précis, les livres que nous lisons et les films/séries que nous regardons marquent les époques de notre vie. En se replongeant dans une fiction, il est alors possible d’aller bien au-delà de la simple nostalgie que tout le monde connaît.

Il est impossible de décrire plus précisément comment faire. C’est pour cela que je me contente de décrire le chemin qui m’a conduit à ce type d’expériences. Il est beaucoup plus facile d’expliquer les traitements dans le passé. Et les traitements dans le passé permettent de cibler n’importe quelle période de notre vie. Par contre, lorsque cela est possible, se replonger dans une époque en utilisant une fiction est bien plus efficace que les traitements dans le passé.


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Comment gérer les relations avec sa famille

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C’est une question qui revient souvent depuis quelques semaines. Avec les fêtes de fin d’année, certaines personnes connaissent la magie de Noël, mais beaucoup se rappellent qu’elles ont une famille toxique. Je ne suis pas la meilleure personne pour répondre à cette question. Mais je vais quand même essayer de débroussailler le sujet.

Sur le fonctionnement des relations humaines

D’une manière générale, les relations humaines comportent une grande part d’illusion. Nous avons tendance à aimer quelqu’un parce qu’il nous ressemble ou parce qu’il comble nos besoins. Nous prenons cela pour de l’amour, mais dans le premier cas, il s’agit de narcissisme et dans le second, de la dépendance affective.

Parfois la réalité reprend le dessus. Nous nous rendons compte que l’autre n’est pas comme nous, ou qu’il ne comble pas nos besoins. Alors, nous ne « l’aimons » plus. Inversement, il est possible de comprendre que la différence de l’autre n’est pas une agression et que nous pouvons combler nos besoins nous-mêmes. Ainsi, il est possible de connaître de vraies relations. Beaucoup de personnes pensent que le détachement consiste à se foutre de tout. Mais en réalité, c’est l’inverse. Sans détachement, il est impossible d’aimer qui que ce soit.

Sur le (dis)fonctionnement des relations toxiques

Lorsque le narcissisme et la dépendance affective d’une personne atteignent des niveaux pathologiques, cela entraîne des relations toxiques. Le fond du problème est que la personne toxique n’a pas confiance en elle, même si elle cherche à prouver le contraire. C’est pour se rassurer qu’elle cherche à modeler le monde selon sa volonté.

Une personne qui a confiance en elle ne se sent pas agressée par la différence de l’autre. Au contraire, elle sait que cette différence lui donne une chance d’apprendre quelque chose de nouveau. Comme l’a dit Richard Alpert, « Quand tu sais comment écouter, tout le monde est un gourou ».

Les personnes toxiques cherchent à nous faire croire que notre bonheur dépend d’elles. Elles cherchent également à nous faire croire que leur malheur dépend de nous. C’est pour ça qu’il est compliqué de gérer les relations toxiques. Nous avons tendance à croire que si nous prenons de la distance, il va nous manquer quelque chose. Nous croyons également que nous allons faire du mal à l’autre. En réalité, chacun est responsable de son bonheur ou de son malheur.

Comment gérer les relations toxiques ?

Il existe tout un commerce de solutions miracles de type « communication non violente ». Mais dans les faits, cela fonctionne assez mal. J’ai fait beaucoup d’expérimentations autour de cela il y a une dizaine d’années avec les trolls sur internet. Parfois, cela fonctionne et il est possible de désamorcer certaines situations. Mais le plus souvent, c’est une perte de temps.

Il est assez maladroit de parler de communication non violente. La véritable non-violence est un état intérieur. Et la communication est violente par nature puisqu’elle exprime un état de séparation. Il est possible de développer un véritable état de non-violence en utilisant par exemple les traitements reiki aux relations ou des techniques de guérison basées sur l’écriture. Mais dans les faits, cela ne fonctionne pas beaucoup mieux.

Cela fonctionne pour soi. Une telle pratique permet de rester plus lumineux malgré les difficultés. Et même lorsqu’une situation nous fait perdre notre joie, nous la retrouvons plus rapidement. Mais il faut comprendre que l’autre est libre de ses réactions. Il ne faut pas croire que lorsque nous sommes dans l’amour, tout le monde va se radoucir. Cela produit souvent l’effet inverse.

Plus une situation est conflictuelle, et plus la non-violence sera perçue comme de la haine. Une personne en état d’amour dans une situation conflictuelle provoque un effet miroir très fort. Et plus une personne est haineuse, plus elle croira que la personne non violente la déteste. C’est un phénomène que j’ai observé de nombreuses fois dans des situations très différentes, trolls, travail, voisins, famille…

La recette miracle

Il n’existe pas vraiment de solution idéale. C’est à chacun de tester les différents outils qui existent pour développer sa propre expérience et trouver sa manière de faire. Mais il est important de comprendre que la non-violence est un état intérieur. A trop vouloir la manifester dans le monde, nous créons souvent plus de difficultés.

Par exemple, lorsqu’une personne abusive vous traite mal, si vous lui répondez que vous êtes heureux qu’elle ait pu exprimer ses ressentis, vous ne rendez service à personne. Pour de nombreuses personnes, cela va être le feu vert pour vous abuser encore plus.

Dans ce genre de situations, jouer la colère sans se mettre véritablement en colère est souvent plus efficace. Mais cela n’est pas facile à maîtriser. Il faut être capable d’adopter une posture extérieure sans trop affecter son état intérieur. Et il faut trouver la « moindre violence » pour ne pas engendrer plus des problèmes. Le secret est de trouver l’équilibre entre laisser faire et réagir. Mais il n’existe pas de règle. C’est à chacun de trouver le bon dosage selon sa personnalité et selon les situations.

Et dans le cas de la famille ?

Les relations familiales ne sont finalement pas très différentes du cas général. Il y a beaucoup plus de narcissisme chez les parents, parce qu’ils ont tendance à envisager leurs enfants comme une partie d’eux-mêmes. De ce fait, les relations familiales sont souvent toxiques.

Dans les relations parents-enfants, les parents se forment une image de l’enfant. Ils adorent cette image. Mais ils aiment une illusion. C’est pour cela que les parents ont tendance à se comporter comme si nous avions trois ans et que nous dépendions entièrement d’eux.

Comme il s’agit de la famille, nous pouvons faire plus d’efforts qu’avec des trolls sur internet. Nous pouvons utiliser les méthodes que je qualifiais de « pertes de temps ». Mais il ne faut pas rêver et le fait que la situation évolue vers plus de simplicité ne dépend toujours pas de nous.

Lorsque nous découvrons que nous pouvons prendre notre vie en main et changer les choses, que ce soit à travers la spiritualité ou le développement personnel, nous voudrions partager cela avec notre entourage. Mais il s’agit d’un choix personnel. De ce fait, nous arrivons parfois à influencer positivement notre entourage et d’autres fois, cela est impossible.

Dans le contexte de la famille, nous nous sentons plus impliqués. Il est donc plus difficile d’accepter que la situation ne dépend pas de nous. Mais c’est pourtant la solution. Nous ne souffrons pas d’avoir une famille toxique. Nous souffrons d’espérer que les choses s’améliorent.


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Comment se libérer de l’hypersensibilité

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Le phénomène d’hypersensibilité est central dans la quête spirituelle. Pour ma part, lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la spiritualité il y a un peu plus de 15 ans, c’était dans le but de trouver une solution à ce problème. Vous êtes peut-être dans le même cas de figure. La première année, mes découvertes et mes pratiques m’ont bien aidé à y faire face. Mais ensuite, le problème est revenu encore plus fort. Cette fois encore, vous vivez peut-être la même chose. Tout cela est assez habituel.

Le problème est que nous envisageons souvent ce phénomène de la mauvaise façon. Nous avons tendance à nous considérer comme hypersensibles ou empathes. Non seulement ces qualitatifs ne nous apportent pas de solution, mais ils nous maintiennent dans les problèmes. Plus nous nous définissons selon nos problèmes, plus nous restons dans nos problèmes. Certaines personnes vont jusqu’à glorifier ce phénomène en se racontant que les choses sont ainsi parce qu’elles sont des personnes exceptionnelles.

En réalité, ce problème est uniquement une question de maturité. Nous vivons dans une culture qui ne nous apprend pas à être matures. Lorsque nous ressentons quelque chose de désagréable, nous avons tendance à rechercher une cause extérieure. De ce fait, nous nous remettons peu en question et il est difficile d’évoluer émotionnellement. D’ailleurs, lorsque je parle de maturité, cela n’a rien à voir avec l’âge. La capacité de se remettre en question plutôt que de trouver un coupable n’est pas une question d’âge.

Certes, l’ouverture spirituelle engendre une sensibilité accrue. Mais ce n’est pas la cause du problème. En réalité, l’ouverture spirituelle ne fait que révéler notre manque de maturité émotionnelle.

Bien sûr, il est plus difficile de voir les choses ainsi. Ce n’est pas très glorieux de se dire que nous avons un problème de maturité. Mais il est pourtant intéressant de voir les choses sous cet angle. En effet, l’immaturité est un état transitoire. La maturité est quelque chose qui se développe. C’est donc plus positif de considérer les choses ainsi. Se qualifier d’hypersensible ou d’empathe revient à accepter la situation comme une fatalité.

Comme dépasser ce phénomène ? C’est probablement l’idée que j’ai le plus partagée depuis que j’ai créé ce blog. Mais je vais la répéter encore une fois tellement elle est importante. Il faut comprendre que tout ce que nous ressentons ne vient pas du monde extérieur, mais de nous-mêmes. Par exemple, lorsqu’une personne « me fait du mal », c’est parce que je la juge. En réalité, c’est mon propre jugement qui me fait du mal. Lorsque je suis indifférent à son attitude, je ne ressens aucun mal.

On retrouve cet enseignement dès les premières pages de la bible dans l’histoire d’Adam et Ève. Les premiers humains ont été chassés du paradis lorsqu’ils ont goûté au fruit de la connaissance du bien et du mal. Bien des passages de la bible méritent d’être interprétés, mais celui-ci doit être pris au sens le plus littéral. C’est le fait d’envisager les choses sous l’angle du bien ou du mal qui nous chasse du paradis. Lorsque nous arrêtons de faire cela, nous constatons qu’en réalité, nous ne l’avons jamais quitté.

Développer sa maturité n’est pas une solution miracle qui va régler le problème en cinq minutes. Il s’agit d’un processus qui prend toute une vie. Mais en appliquant le plus possible les principes que je viens de vous décrire, la vie devient de plus en plus simple. Et comprendre que le problème vient de soi et non du monde extérieur est le premier pas nécessaire pour amorcer ce changement.


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Et si nous arrêtions de nous faire du mal avec la perfection ?

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J’ai été contacté par une personne qui pratique le bouddhisme tibétain depuis 37 ans. Malgré tout, cette personne est toujours affectée par ses traumatismes d’enfance et aimerait savoir si le reiki peut lui apporter une solution.

Avant de répondre à cette question, j’aimerais commenter un certain nombre de choses. Cette personne me dit qu’elle trouve les maîtres du bouddhisme tibétains supérieurs aux autres. Elle voudrait devenir un bodhisattva pour ne plus souffrir et aider les autres.

Je trouve cette notion de supériorité étrange dans un contexte spirituel. La spiritualité n’est pas un concours. Certes il y a des escrocs et des gens sincères. Mais cette notion de supériorité me semble hors sujet.

Il faut se méfier des signes extérieurs de spiritualité. Lorsque nous imaginons qu’une personne spirituelle devrait être comme ceci ou comme cela, nous risquons surtout de tomber sur un bon acteur dans le rôle du sage paisible assis sur sa montagne qui nous brosse dans le sens du poil. Et ainsi nous passons à côté de l’ermite un peu fou et asocial qui avait véritablement quelque chose à nous apprendre.

Un autre problème est que lorsque nous choisissons un maître, nous cherchons quelqu’un qui nous ressemble, avec qui nous pouvons être d’accord. Mais quelqu’un qui est trop proche de notre pensée ne va rien nous apporter. Si nous faisons cela, c’est parce que nous cherchons à nous décharger de notre propre pensée en la délégant au maître. Mais ce phénomène est également néfaste pour trouver le véritable maître intérieur.

Pour trouver le maître intérieur, au lieu de considérer les choses émotionnellement, il faut passer nos expériences au crible de la raison. Au lieu de se dire qu’un enseignant est bon parce qu’il est gentil ou qu’il pense comme nous, il faut se demander si ce qu’il enseigne fonctionne.

Un autre problème dans cette histoire est la notion de bodhisattva. Il existe deux choses qui nous coupent de la vie spirituelle. Le laxisme et la rigidité. Le laxisme nous incite à ne pas pratiquer ce qui fonctionne. Et la rigidité nous incite à rechercher la perfection. Mais c’est un piège. On sait par exemple que mère Teresa a connu l’enfer pendant quinze ans parce qu’elle était obnubilée par la sainteté. Et les exemples de ce genre sont nombreux.

De nombreuses religions nous racontent la légende d’un homme-dieu qui s’est libéré de la souffrance, qui a atteint la perfection il y a des millénaires… J’ai déjà longuement parlé du problème de l’éveil dans le contexte de l’advaïta. Mais on retrouve la même chose avec des mots différents dans pas mal de religions.

Si nous croyons si facilement à ces histoires d’éveil, c’est parce que de nombreuses religions propagent ce concept depuis des millénaires, et de nombreuses personnes y croient. Mais tout cela ne constitue pas une bonne raison d’y croire. De nombreuses personnes peuvent se tromper. Si l’on passe le phénomène de l’éveil au crible de la raison, on se rend compte au contraire qu’il y a un gros problème.

Dans toutes les époques, quelques personnes se prétendent éveillées. Elles enseignent leur manière de voir les choses, parfois à de très nombreuses personnes, mais très peu de disciples atteignent ce qui est promis. Et lorsqu’un disciple prétend avoir atteint l’éveil, on constate toujours les mêmes incohérences.

Il est possible de faire l’expérience de la perfection, en soi-même. Mais cette expérience nous donne une conscience accrue de notre imperfection et du fait que la perfection ne peut se manifester dans le monde. Même si cette expérience de la perfection peut être vue comme le but ultime de la spiritualité, elle ne nous donne pas le sentiment d’être arrivés.

Au contraire, elle nous donne le sentiment constant d’être au début du chemin et d’avoir tout à découvrir. Et elle ne nous facilite aucunement la vie. Il faut des années pour apprendre à bien le vivre. Au départ, une telle expérience a plutôt tendance à nous rendre désabusés par notre propre insignifiance.

Le discours des « éveillés » contient toujours beaucoup de confusion entre ce qui est intérieur et extérieur. Il est aux antipodes de ce que l’expérience de la perfection nous enseigne. Je ne vais pas trop développer ce point parce que j’en ai déjà souvent parlé sur ce blog. Mais il me semble qu’ils n’ont jamais fait l’expérience de la perfection. Ils ont seulement développé une construction mentale d’après tout ce qu’ils ont pu entendre sur le sujet.

Déjà, seulement 0.01% des personnes qui suivent un enseignement d’éveil se prétendent éveillé. Ensuite ces éveillés tiennent un discours peut-être séduisant, mais à côté de la plaque du point de vue de l’expérience. Et les 99.99% restant culpabilisent un peu plus de ne pas être parfait. Tout cela ressemble à une belle escroquerie.

Même si l’idée est séduisante, vouloir se libérer de la souffrance est un rêve un peu naïf. La souffrance est un enseignant. Lorsque nous sommes petits, nous ne faisons pas attention et nous nous écorchons souvent les genoux. En grandissant, nous faisons plus attention et nous tombons rarement. Si cela ne faisait pas mal de tomber, nous ne grandirions jamais.

Lorsque nous souffrons moralement, c’est également une question de maturité. Chaque fois que nous souffrons moralement, c’est parce que nous souhaitons contrôler ce qui est extérieur, ou que nous prenons le monde extérieur comme un prétexte pour ne pas réguler notre monde intérieur qui est sous notre responsabilité. La maturité consiste à apprendre ce qui nous appartient de ce qui ne nous appartient pas, ce qui est sous notre contrôle et ce qui ne l’est pas, ce qui est intérieur de ce qui extérieur.

Sans souffrance morale, nous n’aurions aucun indicateur pour avancer. Bien sûr, en théorie, une personne qui est parfaite n’a plus besoin de souffrance. Mais en pratique, il est impossible de tout faire bien. Ce qui est bon pour l’araignée est mauvais pour la mouche. Quel camp faut-il choisir ? Il existe toujours une possibilité de devenir meilleur. Et sans souffrance, cette possibilité n’existerait pas.

Bien sûr, il est possible de s’organiser une vie paisible et d’apprendre à se détacher et à connaître le calme pendant de longues périodes, sans effort. Mais une telle expérience engendre une routine contraire à l’évolution perpétuelle de la vie. C’est pour cela que la routine finit toujours par déclencher une « épreuve » qui va nous en sortir. Mais après avoir crié sur tous les toits qu’elles étaient éveillées, de nombreuses personnes préfèrent jouer la comédie plutôt que de reconnaître publiquement leur erreur.

Pour en revenir au reiki, oui, cette pratique donne les outils nécessaires pour se libérer des traumatismes de l’enfance. Mais, le bouddhisme tibétain ou n’importe quelle religion propose également les bons outils. Le reiki peut également nous égarer avec son héros légendaire et ses histoires d’éveil.

Selon nos croyances, nous allons aborder une tradition dans le « bon » ou le « mauvais » sens. Et même si une tradition nous apporte parfois le déclencheur pour envisager les choses autrement, c’est surtout en soi qu’il faut chercher ce qui ne tourne pas rond. La plupart des traditions contiennent autant de bonnes que de mauvaises choses. Ce qui est important est d’apprendre à faire le tri entre ce qui fonctionne ou pas.

C’est d’ailleurs le but de cet article. Au-delà du désir de perfection qui cause beaucoup de souffrances inutiles, nous avons tous un jour ou l’autre adopté une croyance parce qu’elle était séduisante, multi-millénaire, et suivie à travers l’histoire par des centaines de millions de personnes. Mais tout cela ne signifie pas forcément que cette croyance est utile pour nous. C’est pour cela qu’il est important de prendre l’habitude d’évaluer nos croyances selon leur efficacité et non selon leur popularité.

Si vous avez aimé cet article, je développe le sujet de la rationalisation des croyances plus en détail dans mon livre « Spirituellement incorrect ».


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Le secret de la confiance en soi

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Comme je l’ai déjà expliqué, il est possible de stimuler la confiance en soi en devenant plus tolérant à la différence des autres. Comme nous vivons dans une culture néocolonialiste, nous avons tendance à penser qu’il n’existe qu’une seule manière de vivre. Mais plus nous jugeons, plus nous nous sentons jugés par effet de projection, et plus nous sommes paralysés pour agir dans notre vie.

Cette technique préventive est très efficace pour développer la confiance en soi, mais elle ne suffit pas. Il arrive toujours un moment où nos peurs nous rattrapent et nous paralysent.

Dans ce cas, comment faire ?

Il suffit de redéfinir la peur. La peur est naturelle. Tout le monde a peur, même les personnes qui ont le plus confiance en elles-mêmes. En soi, la peur n’est pas un problème. Le problème est notre rapport à la peur. Il s’agit encore d’une affaire de jugement. Si nous considérons que la peur est redoutable, elle nous paralyse. Le problème n’est pas la peur, mais la peur de la peur.

Le but de la peur n’est pas de nous paralyser. Le but de la peur est au contraire de nous donner des capacités surhumaines pour nous permettre d’échapper au danger. Ce n’est pas une exagération. De nombreuses personnes, sous l’effet de l’adrénaline, sont devenues capables de soulever une voiture pour dégager une personne coincée.

Au lieu de nous laisser paralyser par la peur, nous pouvons l’utiliser comme une force. C’est à cela qu’elle sert. La peur n’est pas une ennemie, mais une alliée. Elle n’est pas un obstacle, mais un moteur.

Plus nous sommes capables d’observer notre peur, sans en avoir peur, et plus il devient possible de la percevoir comme une force et de l’utiliser efficacement.

Ce que j’affirme vous semble probablement bizarre. Mais c’est quelque chose qu’il faut expérimenter. Vous vous rendrez compte par vous-même que lorsque vous la regardez du bon côté, la peur donne des ailes.


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