Les multiples pouvoirs du journaling

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Il y a plus de dix ans, je n’étais pas fan de journaling. J’avais le sentiment que c’était un truc de jeunes filles qui tiennent leur journal intime. Certaines personnes utilisent le journaling pour la planification et l’organisation de leur vie. Mais de ce point de vue, je n’avais pas l’impression d’en avoir besoin. Je suis naturellement plutôt organisé et j’ai une bonne capacité à former des images mentales.

Il y a dix ans, j’ai découvert par hasard la guérison par l’écriture. En fait, je souhaitais écrire sur un sujet en particulier. Et mes mauvaises expériences dans le domaine en question faisaient remonter de la colère et de la rancœur. Mais ce n’est pas ce que j’avais envie d’exprimer. Alors je reprenais régulièrement mes écrits et je les retravaillais pour qu’ils expriment moins d’animosité. Et je me suis rendu compte en le faisant que cela me libérait en profondeur. Pourtant, je pratiquais le reiki depuis plusieurs années, mais les auto-traitements ne me libéraient pas aussi profondément.

Plus tard, quand je me suis mis à blogger régulièrement, j’ai commencé à noter mes idées. Il est impossible d’écrire 100 articles par an sur un sujet sans noter ses idées au fur et à mesure qu’elles viennent. Sinon, tôt ou tard, on se retrouve bloqué devant une page blanche. Et je me suis rendu compte que noter mes idées me permettait d’en faire venir de nouvelles.

Ces dernières années, j’ai pris conscience que plus je planifiais mes projets, plus je les réalisais. Cela est finalement assez logique. Avant de construire une maison, il faut créer un plan. Et c’est la même chose pour tous les projets. L’écriture peut également être utilisée comme technique de manifestation des souhaits. Cette approche est bien plus agréable que la reprogrammation du subconscient par répétition. Elle peut également servir pour cultiver la gratitude.

Ce qui est magique avec l’écriture, c’est que quoi que nous fassions, nous sommes dans le présent. Même lorsque nous écrivons à propos de choses passées, futures, ou imaginaires, nous sommes malgré tout dans le flow, c’est-à-dire pleinement dans le présent, totalement absorbé par ce que nous faisons. Parfois, cela prend un peu de temps pour se mettre dans le bain, et nous ne ressentons pas tout de suite le bien-être associé à l’état de flow. Mais avec l’habitude, en moins d’un quart d’heure le flow est toujours là pour nous nourrir.

Le journaling est très utilisé pour la planification et l’organisation. Il est parfois utilisé pour stimuler la créativité. Mais il est finalement assez peu utilisé pour la guérison et le bien-être. Pourtant il s’agit d’une méthode simple, agréable et efficace. Pour ma part, je l’utilise de plus en plus depuis ces dix dernières années.


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Une nouvelle manière d’envisager la confiance en soi

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Il y a un peu plus de trois ans, j’ai décidé d’écrire sur le blogging. Et je me suis dit que le problème fondamental des apprentis blogueurs pro était la confiance en soi. Je me suis alors penché sur le sujet. Et j’ai retardé d’un an la création du blog sur lequel je parle de blogging parce que malgré mes recherches, je n’ai rien trouvé de transcendant.

Je me suis intéressé aux « gourous » de la confiance en soi. J’ai une amie qui avait enregistré une conférence sur le sujet. Même si d’habitude, j’aime bien la personne qui tenait cette conférence, dans le domaine de la confiance en soi, je l’ai trouvée un peu bidon. C’était du très bon marketing. La personne sait parfaitement susciter les bonnes émotions pour persuader que sa méthode est géniale.

Mais à la fin de la conférence, une personne a demandé comment appliquer une telle méthode lorsqu’on a tendance au sabotage. Le conférencier n’a pas trop su répondre. Il a commencé par être étonné qu’on lui parle de sabotage. Pourtant c’est le problème essentiel d’une personne qui manque de confiance en elle. Et puis après quelques bafouillages, le conférencier a déroulé une nouvelle fois sa méthode en affirmant qu’en faisant ainsi, il n’y avait plus de problèmes de sabotage.

Je me suis aussi intéressé aux écrits des psychologues spécialisés dans la confiance en soi. Et une fois de plus, je n’ai pas trouvé de véritables solutions au problème. Les uns comme les autres donnent toujours la même explication. Vous n’osez pas faire les choses ? Et bien il faut oser. Même si cela est vrai, en quoi une telle affirmation permet-elle de régler le problème ?

Il ne faut pas non plus exagérer. Même s’il manque un élément essentiel dans la manière classique d’envisager la confiance en soi, on trouve parfois quelques bons conseils. Par exemple, plus nous développons nos compétences dans différents domaines et plus notre confiance se développe. Lorsque nous débutons dans un domaine, nous sommes hésitants. Mais avec l’expérience, nous savons que nous maîtrisons le sujet. Donc plus nous apprenons de choses nouvelles, plus nous développons nos compétences et plus nous avons confiance en nous-mêmes.

L’idée de redéfinir l’échec est également bonne. À l’école, nous apprenons à refaire toujours les mêmes exercices et à trouver toujours les mêmes réponses. Dans un tel contexte, nous redoutons l’échec. Mais, l’échec n’est pas un problème. L’échec et le chemin normal vers toute innovation. Chaque échec nous fait grandir parce que nous savons que ce n’est pas la bonne manière de faire. Pour illustrer cela, on prend souvent l’exemple d’Edison qui a fait un millier de tentatives avant de trouver un filament d’ampoule qui résiste plus de quelques secondes.

Puis le temps est passé. J’ai laissé de côté le sujet de la confiance en soi. J’ai fini par créer mon nouveau blog. Et après quelques mois, j’ai écrit un article sur la confiance en soi. Lorsqu’on cherche de nouvelles idées sur un sujet, une bonne méthode est d’écrire tout ce que l’on sait dans le domaine. Cela permet de faire venir l’inspiration. Et depuis que j’ai écrit cet article, il me vient plein d’idées nouvelles pour traiter le problème de la confiance en soi.

En réalité, je n’ai rien découvert de nouveau. Je me rends seulement compte que des choses que je fais depuis des années, sans les relier à la confiance en soi, me permettent d’avancer. En fait, derrière le problème de confiance en soi, on trouve la peur du rejet. Chaque fois que nous manquons de confiance en nous-mêmes, nous avons peur du regard des autres, du jugement, des désaccords. Même lorsque personne n’est concerné, nous avons peur de nous trouver nuls, ce qui revient à se rejeter soi-même. Et en réalité, cette peur de se trouver nul n’est pas innée. Elle s’est développée parce que d’autres personnes nous ont déjà trouvés nuls et que nous nous sommes sentis rejetés.

Bien entendu, dans ma nouvelle manière de voir la confiance en soi, il est toujours nécessaire de sortir de sa zone de confort et d’oser faire de nouvelles choses. Mais en envisageant le problème sous l’angle du rejet, cela devient plus simple. Cette approche est d’autant plus facile qu’il est possible de travailler sur son rapport au rejet, et de constater des changements, avant même de sortir de sa zone de confort. Au lieu de prendre le problème à l’envers, cette approche permet de l’envisager dans le bon sens. Cela évite de se torturer inutilement.

Je suis en train de développer une méthode complète autour de cette idée. Mais en entendant, cette simple indication vous aidera probablement à avancer. Plus vous vous détachez du regard des autres et de la peur du rejet et plus vous aurez des ailes.


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Comment arrêter de juger tout en continuant à avoir un avis

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Il est souvent enseigné qu’il ne faut pas juger. Le plus souvent, cela est affirmé sans explications. Pourquoi ne faut-il pas juger ? Qu’est-ce que le jugement ? Comme toujours avec ce genre « d’enseignements », on nous sort un principe tout fait sans nous inciter à comprendre le fond du problème.

En conséquence, toutes les personnes qui ont été conquises par cette idée se retrouvent dans une situation similaire. Sous prétexte de ne pas juger, elles ne s’autorisent plus à avoir le moindre point de vue. De ce fait, elles perdent leur esprit critique. Et comme elles comprennent les choses superficiellement, elles ne se protègent pas du jugement.

Dans mon livre « Spirituellement incorrect », j’explique la différence entre jugement et discernement. Le jugement est associé à une émotion négative. Comme la qualité de notre vie dépend de la qualité de nos pensées, il est préférable d’éviter le jugement. Le discernement est détaché des émotions. Il fait intervenir uniquement la raison.

Par exemple, lorsque je dis que la plupart des personnes qui souhaitent ne pas juger perdent leur esprit critique, je ne suis pas en train de les juger. Parce que cette situation ne génère aucune émotion négative en moi. La nuance entre jugement et discernement n’est pas liée à ce que je pense ou que j’exprime. Je pourrais affirmer exactement la même chose avec émotion et dans ce cas, il s’agirait d’un jugement.

Il est assez difficile de différencier jugement et discernement chez les autres. Sauf si l’autre déborde d’émotions. Par exemple, si vous êtes dans la situation de la personne qui perd son esprit critique dans le but de ne pas juger, vous vous sentez probablement jugé par mes propos. Mais l’émotion que vous ressentez existe uniquement en vous. Cela ne veut pas dire qu’elle vient de moi.

Par contre, en soi, il est beaucoup plus facile de différencier les deux. Il suffit d’observer nos pensées.

Voici une pratique simple.

Il vous arrive probablement de ne rien faire et de laisser courir vos pensées. Vous pouvez même planifier un moment et vous dire que pendant 30 minutes ou plus, vous allez observer et noter vos pensées. Chaque fois qu’une pensée appairait, observez-la. Est-elle associée à une émotion positive ? Ou au contraire véhicule-t-elle une émotion toxique ?

Ne vous jugez pas. Si vous observez une pensée toxique, ne vous dites pas « oh non, encore une pensée de merde ». Parce que cela vous fera deux pensées toxiques au lieu d’une. Soyez uniquement observateur. Ne cherchez pas à combattre vos pensées négatives. En les observant de manière détachée, elles disparaîtront d’elles-mêmes assez rapidement.

Vous pouvez pratiquer ainsi quotidiennement, soit de manière formelle en planifiant un moment, soit de manière informelle, chaque fois que vous laissez divaguer vos pensées.

Cette pratique a un double intérêt. Elle vous apprendra en profondeur la différence entre jugement et discernement. Mais elle vous permettra également de prendre conscience de la toxicité de bon nombre de nos pensées. Encore une fois, ne cherchez pas à lutter contre cela. Plus vous prendrez conscience du phénomène et plus il disparaîtra de lui-même.

Je vous conseille d’être attentif à deux types de pensées qui se trouvent à la limite. Lorsque nous envisageons une situation avec humour, il s’agit parfois d’une pensée saine. L’humour est d’ailleurs un bon moyen pour dépasser le jugement. Mais parfois, l’humour n’est que superficiel et il cache une pensée toxique.

Il est également intéressant d’observer nos pensées « vides ». Vous remarquez que nos pensées futiles, même si elles ont l’air innocentes au premier abord, sont associées à une émotion aussi toxique que le jugement. C’est pour cela que lorsque nous passons trop de temps à penser pour ne rien penser, nous nous sentons aussi mal que si nous avions passé ce temps à juger ou à ruminer des problèmes.


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Les deux types d’épreuves

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À notre époque, nous avons tendance à sombrer dans la simplification extrême. Même lorsque les choses sont déjà simples, il faut que nous les résumions encore plus. Ceci est vrai dans tous les domaines.

Mais lorsque nous traitons du fonctionnement de la vie et des choses de l’esprit, cela est encore plus problématique. Dans ces domaines, rien n’est aussi simple. Et même si nous y faisons attention, nous avons tous adopté un jour ou l’autre une hypothèse un peu trop simplificatrice pour bien expliquer certains phénomènes.

Le sujet des épreuves que nous rencontrons n’est pas si compliqué. Mais la plupart des gens ont tendance à ne voir qu’une facette alors qu’il en existe deux.

D’un côté, certaines épreuves que nous vivons ont un rapport avec notre comportement. Parfois, elles sont directement générées par nos actions. Parfois, elles apparaissent par synchronicité. Dans les deux cas, le but de ces épreuves est de nous montrer nos erreurs. Plus nous reproduisons les mêmes erreurs et plus nous revivons le même type d’épreuves, de plus en plus fort.

D’un autre côté, certaines épreuves sont absurdes. Nous n’avons rien de personnel à apprendre d’elles. Il arrive à de bonnes personnes de perdre un enfant, ou de subir toutes sortes de violences. Sans parler des catastrophes naturelles qui touchent tout le monde.

De nombreuses personnes se demandent pourquoi le monde fonctionne ainsi. Comme je l’expliquais dans mon article précédent, nous vivons dans un monde d’équilibre. Si la mort n’existait pas, la vie finirait par en souffrir. Même si à notre échelle, certains événements nous semblent absurdes et injustes, chaque expérience négative permet de maintenir l’équilibre à un niveau qui nous dépasse.

Ce type d’expérience pose deux problèmes. Déjà, il n’est pas toujours facile de différencier les épreuves issues de nos actions de celles qui sont purement absurdes. Cela demande un certain discernement. Ensuite, que faire de ces épreuves dont le sens nous dépasse ? Certaines personnes sont détruites par ce type d’expérience. D’autres en sortent grandies. Comment faire pour grandir plutôt qu’être détruit ?

Lorsque nous faisons des efforts physiques, cela entraîne une certaine souffrance. Mais nous accomplissons ces efforts parce qu’ils ont un sens. Soit nous allons profiter du résultat de notre travail. Ou alors nous avons fait un exercice physique pour nous maintenir en forme…

Pour les épreuves, c’est la même chose. Plus nous sommes capables de leur donner un sens et moins elles sont difficiles à vivre. Lorsque nous nous disons que malgré leur absurdité, les épreuves sont un entraînement pour nous rendre plus forts, nous grandissons au lieu d’être détruits.


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Pourquoi faire le bien ne rend pas la vie plus facile ?

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J’ai reçu de nombreuses questions autour de ce sujet. Certaines personnes se sont impliquées pendant des années pour aider les autres et ont fini par se sentir vidées. D’autres ont le sentiment que plus elles font preuve d’altruisme et plus le monde les met à l’épreuve. Certaines ont le sentiment que les « mauvaises » personnes ont une meilleure vie qu’elles. Toutes ces affirmations reposent sur plusieurs problèmes.

En premier lieu, nous avons tendance à confondre l’altruisme véritable et le dévouement hystérique. C’est un sujet que j’avais déjà traité. L’altruisme véritable rend invulnérable. Dans le dévouement hystérique, la personne cherche à sauver les autres dans l’espoir d’être sauvée elle-même. Au lieu de donner pour donner, la personne cherche toujours un bénéfice pour elle-même. Souvent, elle recherche les honneurs ou le contrôle sur autrui. Et lorsque cela ne vient pas, elle a le sentiment de se sacrifier pour des ingrats.

Superficiellement, l’altruisme et le dévouement hystérique sont très similaires. Mais en profondeur, ils sont opposés. Dans l’altruisme, nous cherchons à donner. Et dans le dévouement hystérique, nous cherchons à prendre.

Nous sommes tous touchés à un degré ou à un autre par cette confusion entre les deux. Et lorsque ce que nous prenons pour de l’altruisme ne nous remplit pas, mais au contraire, nous nous sentons vidés, c’est qu’il est temps de se questionner sur nos motivations profondes.

Autre problème, beaucoup de gens ont tendance à prendre le monde extérieur pour une sorte de maître qui nous récompense lorsque nous faisons le bien et qui nous punit lorsque nous faisons le mal. Bien sûr, le mécanisme d’attraction existe. Mais ce n’est pas lui qui peut nous rendre heureux. Il peut nous aider à vivre nos rêves, mais tant que nous ne développons pas le bon regard sur le monde nous ne vivons que des cauchemars.

Le monde est neutre en lui-même. Je vais donner un exemple fondamental, plus nous cultivons la vie et plus nous développons la mort. Parce que chaque naissance est l’annonce d’une mort. Cet exemple est mathématique. Il y a très exactement autant d’êtres qui naissent que d’êtres qui meurent et rien ne peut rompre cet équilibre. Mais cela est vrai dans tous les domaines.

Par exemple, la modernité a rendu la vie extrêmement facile dans bien des domaines. Mais d’après une étude récente, 95% des gens sont malheureux dans leur travail. Et de la même manière, plus nous vivons nos rêves et plus notre vie va être difficile sur certains aspects. C’est pour cela que l’attraction seule ne vous rendra pas heureux. Le but de tout cela est de nous faire grandir. Aujourd’hui, des enfants pleurent à cause de la rentrée des classes. Mais dans 10 ans, lorsqu’ils liront sans même y penser, ce qui était pour eux une épreuve sera devenu une habitude sans conséquence.

La seule chose qui peut nous rendre heureux n’est pas d’attendre que le monde soit meilleur. Ce monde est un monde d’équilibre et il ne sera jamais meilleur. La seule chose qui peut nous rendre heureux est de changer notre regard sur le monde. Le bonheur ne dépend pas du monde, mais uniquement de la qualité de nos pensées. Il suffit de ne pas se complaire dans le négatif et de se concentrer sur le positif pour être heureux. Vivre nos rêves peut nous aider à nous accomplir, mais pour en profiter il est indispensable d’apprendre à regarder le monde de la bonne manière.

Pour ce qui est des « mauvaises » personnes qui ont une « belle » vie, il ne faut pas s’arrêter à l’illusion. La plupart de ces personnes affichent un masque pour dire « regardez, ma vie est super ». Mais en vieillissant, le masque s’effrite et elles sont de plus en plus aigries. Leur sort n’est pas vraiment enviable.


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