En guerre contre le développement personnel ?

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J’avais commenté il y a quelques mois un article de Mathieu Ricard qui dénigrait le développement personnel. J’ai constaté le même dénigrement dans le livre sur la joie de Frédéric Lenoir. Il doit y avoir une mode chez les auteurs spiritualistes tournés vers le grand public pour s’attaquer au développement personnel.

Mathieu Ricard dénonçait le manque d’altruisme du développement personnel. En réalité, cela n’est pas toujours le cas. De nombreuses personnes qui enseignent le développement personnel prônent l’altruisme et expliquent par exemple que si nous voulons plus d’amour, il faut partager de l’amour…

Frédéric Lenoir de son côté dénonce les recettes un peu simplistes du développement personnel. Mais cette fois encore, il s’agit d’une généralisation. Le développement personnel est seulement une étiquette. Sous cette étiquette, on trouve du bon et du moins bon.

Dans les faits, le développement personnel ne fait que connaître les mêmes dérives que la spiritualité. Dans les deux cas, on peut trouver des enseignements fumeux, des techniques peu efficaces, des gourous qui ne sont pas là pour les bonnes raisons et font beaucoup de mal autour d’eux… L’appellation « spiritualité » ne signifie pas que nous allons être préservés de tout cela. Et l’appellation « développement personnel » ne signifie pas que nous allons être confrontés à toutes ces dérives.

Le développement personnel est une bonne chose parce que cette discipline peut apporter du bien-être à des personnes dont l’imaginaire est réfractaire à la spiritualité.

Pour ma part, j’apprécie cette appellation pour une autre raison. La spiritualité peut conduire à un certain snobisme et à se raconter toutes sortes d’histoires. Pourtant la spiritualité est une quête d’absolu, la recherche d’un mystère ineffable qui ne se prête guère ni à la verbalisation ni à la comparaison.

C’est pour cela que je considère que la spiritualité commence là où le langage s’arrête. Ce point de vue est d’une manière ou d’une autre défendu par de nombreuses traditions. Il peut sembler extrême et sans « contrepoids », il l’est. Du point de vue de l’absolu, tout ce qui appartient au monde est insignifiant. Mais nous vivons également dans ce monde.

Le contrepoids consiste à considérer que tout ce qui peut être cerné par le langage a également son importance. Et pour ma part, c’est ce contrepoids que je qualifie de développement personnel.

Même si du point de vue de l’absolu tout est déjà parfait et mon psychisme est insignifiant, il a pourtant son importance lorsque j’évolue dans le monde. La quête impersonnelle ne contredit pas forcément la quête personnelle. Elles peuvent même s’engendrer mutuellement. Plus je cherche à développer une meilleure version de moi-même et plus je peux facilement approcher l’absolu. Et plus je connais l’absolu, plus cela transforme ma personne.

Le terme de spiritualité utilisé pour qualifier à la fois le verbal et le non verbal engendre beaucoup de confusion. Le plus souvent, le non verbal passe à la trappe. Toutes les images intermédiaires pour atteindre l’absolu deviennent une fin en soi et la finalité de la spiritualité est oubliée. Par exemple, on oublie que les personnifications du divin ne sont que des personnifications et qu’elles indiquent la direction vers des principes plus abstraits qui eux-mêmes tendent vers l’absolu.

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