Archives de catégorie : Développement personnel

La pensée positive est-elle une illusion ?

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La pensée positive est un sujet controversé. Certaines personnes ne jurent que par cela. D’autres pensent qu’il s’agit d’une illusion.

D’après mon expérience, la pensée positive est une bonne pratique pour être plus heureux et matérialiser ses souhaits. Le problème est qu’elle est souvent mal enseignée, mal comprise, et mal pratiquée.

Le premier problème est qu’elle est enseignée sans la théorie sur laquelle elle repose. Pourtant cette théorie est très simple et permet de comprendre ce que l’on fait.

L’idée derrière la pensée positive est que notre esprit subconscient est plus puissant que notre esprit conscient. Lorsque nous décidons de faire quelque chose et que malgré tout nos efforts conscients, nous n’y arrivons pas, c’est parce que notre esprit subconscient pense que ce n’est pas possible.

Certains voient la pensée positive comme la répétition d’un mensonge, source de désillusions. Mais le but de la pensée positive est de reprogrammer notre subconscient.

D’autres disent que la pensée positive permet d’éradiquer le malheur dans notre vie et certains comprennent qu’elle permet de supprimer l’adversité. La qualité de notre vie dépend uniquement de la qualité de nos pensées. Plus nos pensées dominantes sont positives et plus notre vie est heureuse.

Cette dernière idée pose également un problème. Celui de la volonté de perfection. Plus nos pensées sont positives et plus notre vie est heureuse. Mais certaines personnes ne voudraient connaître que des pensées positives. Elles culpabilisent dès qu’elle éprouve de la négativité et leur pratique de la pensée positive se transforme en véritable calvaire. Nous ne sommes pas des saints. Éprouver de la négativité face à une situation désagréable est naturel. Le tout est de ne pas rester bloqué là-dedans et de passer à autre chose le plus rapidement possible.

Pour en revenir à l’adversité, la pensée positive a aussi un effet d’attraction. Plus nous avons des pensées positives et plus il nous arrive de bonnes choses. Mais l’adversité est le propre de la vie sur terre. Elle ne disparaîtra jamais. Plutôt que d’être démoralisé, la pensée positive nous apprend à devenir plus forts face aux obstacles et à prendre les choses du bon côté.

Un autre problème est de penser que tout va tomber du ciel. La pensée positive permet de reprogrammer notre subconscient. Mais pour obtenir un résultat, il faut passer à l’action, apprendre de nouvelles choses, prendre des décisions parfois difficiles… La pensée positive permet seulement d’aller plus vite, plus loin, et de faire des choses qui semblent impossibles à la plupart des gens.

Le manque de détachement est également problématique. Notre volonté fait partie de notre esprit conscient. Elle est donc plus faible que notre subconscient. Il faut utiliser notre volonté pour persévérer. Mais pas pour modeler avec force notre subconscient. Sinon, celui-ci risque de se rebiffer violemment. C’est dans un état de détente et de détachement que celui-ci est le plus sensible à la suggestion.

Finalement, le problème n’est pas la pensée positive. Le problème est l’immaturité qui l’accompagne souvent.


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Comment ne pas sombrer dans la peur de vivre

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Je suis en plein chamboulement dans ma manière d’appréhender la spiritualité. J’ai décidé de réfléchir à « voix » haute sur mon blog pour partager cela avec vous. J’ai écrit un premier article sur le problème de la spiritualité. Un autre sur les clefs du bonheur.

Dans cet article, je voudrai conclure cette mini série. En réalité, je reprendrais probablement ce sujet lorsque j’aurai de nouvelles idées. Mais avant cela, j’aimerai faire un premier bilan.

Quelle est la principale conséquence de tous les problèmes que j’ai soulevés ? Et qu’est-ce que cela change dans ma vision de la spiritualité ?

La conséquence des problèmes évoqués est simple. La spiritualité a tendance à nous couper du monde et nous empêcher de vivre notre vie dans la matière. Même pour une personne qui prône une spiritualité incarnée. Au nom de la spiritualité, nous avons tendance à délaisser notre vie sur terre à un degré ou à un autre, à avoir peur de l’autre, de l’argent, du sexe, de la nourriture, du travail…

Pourtant, s’impliquer dans nos occupations terrestres rend heureux et facilite la vie, spirituelle ou non. Le simple fait d’avoir des objectifs et de se consacrer à des projets concrets nous aide à cultiver notre joie de vivre et notre bien-être.

Si par exemple, je passe 1h sur Facebook, je vais me sentir vide. Sur Facebook, on attend le contenu qui va nous intéresser. Mais il faut passer en revue des dizaines de statuts avant de tomber sur le bon. Et entre deux perles rares, on nourrit notre esprit de pensées fast-food. Si au contraire, je décide de faire avancer mes projets ou d’écrire un article, je vais me sentir bien.

Qu’est-ce que cela change dans ma vision de la spiritualité ? C’est également très simple. J’ai toujours dit que nous ne devions pas attendre que le monde extérieur nous rende heureux. Cela ne change pas.

Par contre ce principe ne devrait pas nous empêcher de vivre sur terre, de construire la vie de nos rêves, et de nous impliquer dans des projets concrets et constructifs.

Je souhaite donc prendre une orientation « développement personnel » et parler moins de spiritualité. Certains verront cela comme une régression, mais paradoxalement, la spiritualité est associée à toutes sortes de croyances mortifères dont il est difficile de se dépêtrer. Le développement personnel est plus tourné vers la vie.

Certains dénoncent la superficialité du développement personnel. Il est vrai que le domaine connaît des dizaines de clones ratés d’Anthony Robbins qui sont intéressés uniquement par l’argent et qui n’ont pas grand-chose de nouveau à dire. Mais nous avons les mêmes dans le domaine spirituel.

D’autres accusent le développement personnel de manquer d’altruisme. Mais ils ne se sont jamais intéressés au sujet. Même le plus mauvais clone d’Anthony Robbins vous dira que pour avoir plus de joie, il faut partager la joie, et pour avoir plus d’amour, il faut partager l’amour…

En réalité, il n’y a pas grand-chose à dire de la spiritualité. Au fond, elle consiste surtout à se centrer sur son cœur pour aimer plus. Tous les autres enseignements ne sont finalement que du développement personnel. Leur but n’est pas spirituel. Le but est de nous aider à revenir sur terre en un seul morceau. Mais le label « spiritualité » est source de confusion et génère un snobisme peu productif.

Et le développement personnel est plus en phase avec notre temps. Cela fait au moins 7 ou 8 ans que le monde du développement personnel propose des solutions pour faire face au problème d’attention lié à notre époque. Pour ma part, cela fait plusieurs années que je propose des solutions à ce problème. Mais je le fais parce que je suis détaché du traditionalisme. Pendant de nombreuses années, les traditionalistes continueront d’affirmer qu’il ne faut surtout rien changer à leurs dogmes et que tout fonctionne très bien ainsi.

Mais dans les faits, cela est faux. J’ai par exemple un questionnaire permanent qui me permet de « prendre la température » de la communauté reiki et je constate une multiplication des personnes qui n’arrivent pas à pratiquer à cause d’un manque d’attention.

Au passage, j’ai modifié ce questionnaire pour marquer mon changement d’orientation. S’il y a des sujets en rapport avec le développement personnel que vous voudriez voir traiter sur le blog, n’hésitez pas à me poser vos questions.

Bien entendu, un changement d’étiquette ne change rien fondamentalement. On peut dire des choses intelligentes ou des idioties, quelle que soit l’étiquette que l’on utilise. Mais comme je l’ai expliqué plus haut, une étiquette implique souvent toutes sortes d’idées qui nous semblent indissociables de l’étiquette. Ce changement n’est donc pas totalement anodin. Une étiquette nous incite plus ou moins à nous couper du monde. L’autre nous motive à vivre pleinement l’expérience de l’incarnation.


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Les 3 clefs du bonheur

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Dans cet article, je propose la suite de ma réflexion sur la spiritualité. Tout en illustrant mon propos, je vais vous donner 3 clefs du bonheur qui sont souvent ignorées ou mal comprises dans le contexte de la spiritualité.

La spiritualité consiste à enlever le vêtement du psychisme pour trouver l’absolu. Mon premier constat est que la majorité des gens dans le domaine spirituel n’ont pas vraiment envie de cela. Sur des centaines de personnes avec qui j’ai pu échanger, je peux compter sur les doigts d’une main celles qui visaient réellement ce but. Les autres 99% veulent simplement une vie meilleure.

Moi-même, lorsque je me suis intéressé à la spiritualité je faisais partie de ces 99%. Puis je me suis rendu compte qu’il existait autre chose et j’ai changé de cap. Je ne regrette pas mon choix, mais aujourd’hui, je découvre un autre chemin plus simple et plus adapté à ce que je souhaitais au départ. J’aurais probablement fait les choses autrement si je l’avais connu il y a 15 ans.

J’ai toujours encouragé les gens à suivre mon chemin, mais je me demande si c’est vraiment une bonne idée. Lorsque les gens souhaitent apprendre à conduire une voiture, on ne les pousse pas à apprendre la mécanique. Pourtant, ce que je cherche à faire depuis des années est assez similaire à cela.

La quête spirituelle en elle-même engendre tout un tas de problèmes qu’une personne qui souhaite simplement une vie meilleure préférerait éviter. Même si la vie n’est jamais un long fleuve tranquille, il existe des méthodes bien plus directes qui permettent d’éviter pas mal de ces problèmes.

Mon second constat est que la notion de spiritualité est associée à tout un lot de croyances qui nous compliquent la vie inutilement, alors que dans la majorité des cas, nous ne recherchons pas une vie spirituelle, mais une vie meilleure. Le simple fait que sous la même étiquette, certaines personnes souhaitent une vie meilleure alors que d’autres cherchent à connaître l’absolu est une sacrée source de confusion.

L’exemple le plus classique est la personne qui affirme être sans ego, ou qui explique qu’il faut détruire l’ego. En réalité, l’ego est notre « véhicule » terrestre. La disparition de l’ego ne se produit que le temps d’une expérience. Lorsque nous revenons de l’expérience, il est temps de revenir sur terre pour composer avec notre humanité.

Mais il y a pire. De nombreux spécialistes du bonheur considèrent que la responsabilité en est l’une des clefs. Par exemple, dans le stoïcisme, on nous enseigne que le problème n’est pas le monde, mais notre réaction au monde. Le père de l’hypnose thérapeutique moderne, Milton Erickson affirmait que tout son travail de thérapeute consistait à faire passer les gens d’un état d’irresponsabilité à un état de responsabilité. L’écrivain-psychologue, Jacques Salomé explique qu’il a fait un pas énorme le jour où il a compris qu’il était le seul à entretenir ses souffrances…

Dans le milieu spirituel, il est habituel de croire aux vies antérieures, au bas astral, aux envoûtements, au destin… Toutes ces croyances nous incitent à être irresponsables de notre état émotionnel et à accuser des phénomènes extérieurs pour justifier nos malheurs. Mais nous sommes tentés d’adopter l’une de ces croyances, parce que si tout le monde y croit, c’est sûrement vrai. Une croyance peut être utile, mais elle n’est jamais vraie. La vérité est ineffable. Et les croyances que j’ai listées nous rendent moins responsables et nous font du mal. Non seulement elles sont inutiles, mais elles sont néfastes.

Le stoïcisme va plus loin et nous propose une deuxième clef du bonheur. Nous sommes responsables de notre monde intérieur. Mais nous n’avons pas le contrôle de ce qui est extérieur et nous devons être capables de nous en détacher plutôt que de chercher à le contrôler lorsqu’il ne nous satisfait pas. Dans le domaine spirituel, il existe toutes sortes de techniques de manifestation de souhaits enseignées sans aucun garde-fou. Cela engendre beaucoup d’agitation et de souffrance inutile. On trouve aussi des « anti-attractions » qui expliquent que pour être spirituel, il ne faut rien désirer. Mais cela pose également un problème.

Naturellement, l’être humain a tendance à penser qu’il sera heureux lorsqu’il aura obtenu « ceci ». Mais lorsqu’il a obtenu « ceci », il n’est toujours pas heureux. Maintenant, il se dit que pour être heureux, il doit obtenir « cela »… Dans le domaine spirituel, on nous dit unanimement que le désir est mauvais et qu’il faut l’annihiler. Mais une telle démarche nous incite à nous couper du monde. Le plus souvent, cela se manifeste par des blocages avec l’argent et/ou la sexualité. Ne plus avoir de désir nous rend incapables de faire le moindre projet. Pourtant, faire quelque chose de notre vie en s’impliquant dans des projets, même terre-à-terre, nous rend heureux, bien plus facilement que de nous couper du monde.

Au sujet du désir, le stoïcisme nous enseigne une troisième clef du bonheur. Pour être heureux, et sortir de la surenchère permanente du désir, il suffit de continuer à s’émerveiller devant ce dont nous avons l’habitude. Si lorsque j’ai « ceci », cela ne me suffit plus, mais que je désire « cela », ce n’est pas parce que le désir est mauvais. C’est seulement parce que mon désir est immature. En continuant d’apprécier avec autant d’émerveillement que le premier jour, ce que nous avons déjà, nous rendons notre désir mature. Cela permet de sortir de la surenchère permanente du désir. Ainsi, il ne constitue plus un problème. Il devient alors possible de profiter de la vie sur terre sans jamais en ressentir les limites.


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Le problème de la spiritualité

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Nous avons tendance à concevoir les choses avant de les réaliser. Cette démarche est efficace pour toutes les actions concrètes. Mais elle devient problématique dans le contexte spirituel. L’expérience spirituelle est inconcevable. Elle se situe au-delà du mental et tout ce que nous pouvons imaginer est du domaine du mental. J’ai déjà évoqué ce problème, mais je n’ai jamais détaillé ses conséquences.

Nous avons tendance à imaginer ce que devrait être l’expérience spirituelle. Notre esprit produit alors une simulation de ce que nous avons imaginé. Et nous pensons que c’est cela l’expérience spirituelle. À court terme, une telle expérience peut nous procurer un certain bien-être. Mais le plus souvent, ces expériences sont néfastes. Sur le long terme, elles nous conduisent vers plus d’agitation.

Lorsque nous débutons, il est normal de tomber dans ce piège. Nous nous basons surtout sur l’intensité des expériences. Nous n’avons pas le recul nécessaire pour savoir où elles nous mènent. Mais certaines de ces expériences peuvent nous conduire vers plus de calme. De ce fait, l’illusion dure parfois des années.

Par exemple, dans le contexte de la méditation, il est habituel d’imaginer la vacuité comme un état de vide. Certaines personnes cultivent alors cet état de vide et cela les conduit vers un mental un peu plus calme. Mais il s’agit d’une anesthésie sur une blessure qui ne guérit jamais vraiment. La vacuité du mental imaginée par le mental correspond au néant. Mais la vacuité véritable est au contraire riche et en perpétuel mouvement.

Ce qui est étrange, c’est que dans toutes les traditions, mêmes les plus anciennes et les plus réputées, ce sujet est rarement évoqué de manière claire. Pourtant, il s’agit d’un problème central qui touche toute personne en quête de spiritualité. Mais le plus souvent, il est évoqué d’une manière « cryptée ». Pourtant ce problème est plutôt simple à exposer. Pour la solution à ce problème, c’est la même chose. Même s’il est possible de trouver des solutions dans de nombreuses traditions, elle est généralement codée.

La solution la plus simple se trouve dans la philocalie. Elle consiste à développer l’état de prière d’une manière classique, en utilisant des mots et des images. Ensuite, il est possible de pratiquer la prière pure, c’est-à-dire le centrage sur le cœur. Et après des années de pratique, lorsque nous sommes parfaitement centrés, des images réapparaissent d’elles-mêmes. Ces images ne peuvent être ni imaginées, ni mémorisées, ni représentées. Il est donc impossible de confondre cette expérience avec celles qui sont le fruit de notre imaginaire.

Maintenant, on peut se demander si les personnes en quête de spiritualité recherchent véritablement cette expérience où si elles souhaitent juste une vie meilleure. Parce que dans ce dernier cas, il existe des moyens plus simples et plus rapides que la spiritualité.


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