Archives de catégorie : Développement personnel

Comment devenir un meilleur trader

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En ce moment, je reçois un certain nombre de questions inattendues. Par exemple, une personne compétente en trading, mais qui a tendance au sabotage m’a demandé comment s’améliorer.

Bien entendu, je n’y connais pas grand-chose en trading. Mais j’aime comprendre le monde dans lequel je vis et je me suis tout de même un peu intéressé au domaine de la finance.

Du peu que je connais le métier de trader, j’ai le sentiment que la psychologie est encore plus importante que la compétence technique. Et là, on est dans un domaine que je connais beaucoup mieux.

Le problème est lié au rapport entre les émotions et la raison. Les émotions vont plus vite que la raison. Sans entraînement particulier, elles sont plus fortes. Bien souvent, nous prenons des décisions émotionnelles et nous cherchons à les argumenter avec une pseudo logique. Nous avons le sentiment d’utiliser la raison, mais nous ne faisons que justifier nos choix émotionnels.

Dépasser ce phénomène n’est pas simple. Il est par exemple très utilisé en marketing. Mais j’ai déjà vu des marketeurs, parfaitement au courant du problème, démonter le marketing irrationnel d’une marque, tout en étant fans de cette marque.

Apprendre à développer la raison au-delà des émotions est un élément très important dans le domaine spirituel. C’est cela qui permet de rester ouvert spirituellement sans souffrir d’hypersensibilité et d’hyperémotivité.

Pour un trader, j’imagine que pour utiliser correctement ses compétences techniques, il faut être capable de dépasser la peur de perdre et l’appât du gain.

Dans « Spirituellement incorrect », je partage ma méthode pour développer la raison. Mais le but de ce livre est d’aider les gens à s’ouvrir spirituellement sans agitation inutile. Je ne suis pas certain que ma méthode puisse aider un trader.

Dans les grandes lignes, il faut prendre l’habitude d’être de bonne foi. Il faut apprendre à voir les choses comme elles sont, même lorsque cela ne nous arrange pas. Il est également important de connaître un certain nombre de mécanismes psychiques qui ruinent notre raison.

Par exemple, la dissonance cognitive qui fait qu’il est difficile de se contredire même lorsque notre expérience montre que notre croyance est fausse. Ou la validation sociale qui fait qu’il est difficile de contredire une croyance communément établie. La rationalisation des croyances tient également une place importante dans ma méthode.

Développer la raison nécessite des prises de conscience. Pour ma part, j’ai commencé à démêler tout cela il y a dix ans en lisant « Le discours de la méthode » de Descartes et « La société de consommation » de Baudrillard.

À l’école, on nous apprend qu’il faut être cartésien et que cela implique le matérialisme. Pourtant, dans « Le discours de la méthode », Descartes explique qu’il a plus de doutes concernant l’existence de la matière que concernant l’existence de l’âme et de Dieu. Pour développer sa raison, il est important de comprendre que l’école n’est pas un lieu de raison, mais de subjectivité.

Dans le même ordre d’idée, « La société de consommation », Baudrillard, montre la dimension mythologique de notre monde moderne, alors que nous le considérons comme une réalité solide.

Il est difficile de développer ce sujet dans un article de blog, mais je vous ai donné quelques pistes à explorer. D’ailleurs, le sujet devrait intéresser tout le monde et pas uniquement les traders.


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Comment dépasser la peur de la mort

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Il me semble que c’est Sénèque qui a dit que la mort n’est pas seulement ce qui nous arrive à la fin de notre vie sur terre. La mort est également tout ce qui est déjà passé. Tout ce que nous avons accompli appartient au royaume de la mort. Sans plus d’explication, cette idée peut sembler étrange. Certaines personnes ne verront probablement pas son utilité. Mais pour ma part, elle m’a permis d’envisager le problème de la mort sous un autre angle.

Il est vrai que lorsqu’on observe un peu autour de nous, plus une personne est insatisfaite de sa vie, plus elle a peur de la mort. C’est même assez paradoxal de vouloir faire durer quelque chose qui est ressenti comme une malédiction. Inversement, plus une personne a le sentiment d’avoir trouvé sa place et d’accomplir ce pour quoi elle est faite et plus elle est détendue par rapport à la mort.

Finalement, la peur de la mort n’est pas liée au futur et à la fin notre vie sur terre. La peur de la mort est liée au passé, aux remords et au sentiment de ne pas s’être accompli. Plus nous vivons chaque journée pleinement, plus nous assumons nos choix et plus il est facile d’accepter que la vie puisse se terminer à chaque instant. Inversement, une personne qui a le sentiment d’être passée à côté de sa vocation voudrait que la vie dure éternellement dans l’espoir que l’accomplissement tombe du ciel.

Accepter que notre vie se termine un jour n’est pas le meilleur moyen pour se libérer de la peur de la mort. Pour se libérer efficacement de la peur de la mort, il faut trouver sa place et vivre sa vie de manière à ne rien avoir à regretter. En regardant le problème ainsi, il ne devient pas pour autant facile à résoudre. Mais au moins, nous avons les moyens de le résoudre.


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Redéfinir l’abandon pour développer la confiance en soi

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Dans un précédent article, je parlais du rapport entre le manque de confiance en soi et notre tendance à penser que notre expérience de la vie est meilleure que celle des autres. Nous jugeons. Par projection, cela nous rend sensibles aux jugements et nous paralyse.

Un autre mécanisme intervient dans ce phénomène. Il s’agit de la peur de l’abandon. Lorsque nous manquons de confiance, nous avons peur d’être ignorés, peur d’être rejetés, peur d’échouer et de nous sentir nuls.

Le dénominateur commun de toutes ces peurs est la peur de l’abandon. Dans la peur d’être ignoré ou rejeté, la peur de l’abandon est directe. Dans la peur d’échouer, elle est indirecte. Mais en réalité, la peur d’échouer se développe pendant l’enfance avec le jugement d’autrui.

La peur de l’abandon est fortement liée à nos relations avec nos parents. Mais le fait de le savoir ne va pas vous aider à régler le problème. Pour avancer dans la guérison de ce problème, il faut redéfinir l’abandon.

L’abandon est la plus grande peur d’un enfant. Pour un enfant, il s’agit d’une chose horrible. Mais pour un adulte, l’abandon est une bonne chose. Pour un adulte, l’abandon permet de grandir, d’être libre, et d’être enfin soi-même. L’abandon pour un adulte est comparable à la situation de l’oisillon poussé hors du nid pour prendre son envol.

Si nous conservons une certaine peur de l’abandon, c’est que nous ne sommes jamais totalement matures. Nous cherchons parfois à plaire au lieu d’être authentiques. Non seulement cela ne fonctionne pas, car finalement, même en cherchant à plaire, nous serons tout de même rejetés. De plus, en n’étant pas authentique, l’estime de soi diminue.

L’estime de soi augmente lorsque nous vivons notre idéal. Et elle est étroitement liée à la confiance en soi. De nombreux spécialistes de la confiance en soi affirment que pour développer l’estime de soi, il faut s’aimer. Même s’ils ont raison, cette affirmation est imprécise. Ils n’expliquent pas comment faire.

En fait, s’aimer consiste à oser être soi-même sans attendre l’approbation d’autrui. À partir de l’adolescence, nous avons parfois tendance à chercher la désapprobation d’autrui. Mais il s’agit d’une tentative maladroite de prendre l’initiative dans notre peur de l’abandon.

Le truc, c’est d’être soi-même. Et lorsque nous nous sentons ignorés ou rejetés, il suffit de nous souvenir que nous n’avons pas besoin des gens qui nous ignorent ou nous rejettent. Nous sommes adultes et autonomes. Il est tellement préférable de se sentir bien en étant soi-même plutôt que de se perdre dans la séduction.


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La différence entre inconscient et subconscient

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Si vous me lisez régulièrement, vous avez probablement remarqué que j’utilise tantôt le mot « inconscient », tantôt le mot « subconscient ». Vous vous demandez probablement la différence entre les deux. En réalité, plus qu’une différence de sens, il s’agit d’une différence d’époque.

Le terme « subconscient » était utilisé au XIXe siècle pour désigner ce qu’il se passe en nous au-delà de la conscience. Plus tard, les premiers psychanalystes utilisaient alternativement les deux mots. Un jour, Freud a décidé qu’il fallait harmoniser le vocabulaire de la psychanalyse. Il a choisi d’utiliser uniquement le mot « inconscient ». Donc le mot « subconscient » est désuet, et le mot « inconscient » est moderne.

Mais cela dépend également des pays. Les Américains ont été plus influencés par la pensée de Coué que par la pensée de Freud. De ce fait, le mot « subconscient » est encore très employé aux États-Unis.

Pour ma part, même si ces deux mots ont normalement le même sens, lorsque je parle d’auto-analyse et des aspects négatifs de l’inconscient, j’utilise plutôt le mot « inconscient ». Inversement, lorsque je parle de développement personnel et des aspects positifs de l’inconscient, j’utilise plutôt le mot « subconscient ».

Si je fais ainsi, c’est parce que Freud a surtout observé le côté emmerdeur de l’inconscient. Donc lorsque je parle des aspects négatifs de l’inconscient, j’utilise le même mot que lui. Inversement, lorsque la pensée positive s’est développée au XIXe siècle, on parlait de subconscient. Comme le mot « inconscient » est l’option moderne qui est la plus employée aujourd’hui, il m’est probablement arrivé d’utiliser ce mot dans un contexte positif. D’autant qu’au départ, cette association « positif/subconscient » et « négatif/inconscient » s’est faite naturellement sans que j’y réfléchisse. Mais le plus souvent, lorsque je parle de nos capacités cachées au-delà de la conscience, j’utilise le mot « subconscient ».

Concrètement, lorsqu’il est question d’inspiration, de reprogrammation, d’apprentissage et de développement de nouvelles capacités, je parle de subconscient. Et lorsqu’il est question de prises de conscience douloureuses ou d’apparition de troubles psychopathologiques, je parle d’inconscient. Mais il faut garder à l’esprit qu’il s’agit uniquement d’une nuance personnelle. En réalité, les deux mots désignent la même chose.


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Les multiples pouvoirs du journaling

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Il y a plus de dix ans, je n’étais pas fan de journaling. J’avais le sentiment que c’était un truc de jeunes filles qui tiennent leur journal intime. Certaines personnes utilisent le journaling pour la planification et l’organisation de leur vie. Mais de ce point de vue, je n’avais pas l’impression d’en avoir besoin. Je suis naturellement plutôt organisé et j’ai une bonne capacité à former des images mentales.

Il y a dix ans, j’ai découvert par hasard la guérison par l’écriture. En fait, je souhaitais écrire sur un sujet en particulier. Et mes mauvaises expériences dans le domaine en question faisaient remonter de la colère et de la rancœur. Mais ce n’est pas ce que j’avais envie d’exprimer. Alors je reprenais régulièrement mes écrits et je les retravaillais pour qu’ils expriment moins d’animosité. Et je me suis rendu compte en le faisant que cela me libérait en profondeur. Pourtant, je pratiquais le reiki depuis plusieurs années, mais les auto-traitements ne me libéraient pas aussi profondément.

Plus tard, quand je me suis mis à blogger régulièrement, j’ai commencé à noter mes idées. Il est impossible d’écrire 100 articles par an sur un sujet sans noter ses idées au fur et à mesure qu’elles viennent. Sinon, tôt ou tard, on se retrouve bloqué devant une page blanche. Et je me suis rendu compte que noter mes idées me permettait d’en faire venir de nouvelles.

Ces dernières années, j’ai pris conscience que plus je planifiais mes projets, plus je les réalisais. Cela est finalement assez logique. Avant de construire une maison, il faut créer un plan. Et c’est la même chose pour tous les projets. L’écriture peut également être utilisée comme technique de manifestation des souhaits. Cette approche est bien plus agréable que la reprogrammation du subconscient par répétition. Elle peut également servir pour cultiver la gratitude.

Ce qui est magique avec l’écriture, c’est que quoi que nous fassions, nous sommes dans le présent. Même lorsque nous écrivons à propos de choses passées, futures, ou imaginaires, nous sommes malgré tout dans le flow, c’est-à-dire pleinement dans le présent, totalement absorbé par ce que nous faisons. Parfois, cela prend un peu de temps pour se mettre dans le bain, et nous ne ressentons pas tout de suite le bien-être associé à l’état de flow. Mais avec l’habitude, en moins d’un quart d’heure le flow est toujours là pour nous nourrir.

Le journaling est très utilisé pour la planification et l’organisation. Il est parfois utilisé pour stimuler la créativité. Mais il est finalement assez peu utilisé pour la guérison et le bien-être. Pourtant il s’agit d’une méthode simple, agréable et efficace. Pour ma part, je l’utilise de plus en plus depuis ces dix dernières années.


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