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De l’initiation reiki au reiju

Une nouvelle manière d'apprendre l'énergétique : Cours de reiki minimax


Depuis la rentrée, je propose une activation énergétique hebdomadaire, et je reçois beaucoup de questions sur ce sujet. Je vais donc tenter de démêler un peu les choses.

lotus

Encore aujourd’hui, un certain nombre de maîtres reiki enseignent que l’initiation ouvre le « canal reiki » à un niveau donné, du jour au lendemain, pour la vie. En pratique on constate que les choses sont différentes et de nombreux maîtres enseignent également que cela ne fonctionne pas ainsi. Mais cette affirmation reste très ancrée dans les esprits et engendre encore beaucoup de confusion.

Je pense qu’au fond la capacité à canaliser le reiki est avant tout liée aux cinq principes. Plus une personne arrive à vivre selon les principes et plus sa capacité à canaliser le reiki augmente. Et rien n’est jamais acquis, car plus une personne s’éloigne de principes et plus sa capacité diminue. C’est pour cela que l’effet d’une initiation « retombe » avec le temps. La vie n’est pas un long fleuve tranquille et le système d’initiations et des différents niveaux de reiki est beaucoup trop schématique pour représenter la réalité.

Une idée également très ancrée est que la répétition d’une initiation n’a aucun effet. En pratique, lorsqu’on s’entraine à donner les initiations sur une personne déjà initiée, on constate que cela est faux. Chaque initiation peut potentiellement renforcer la capacité de la personne à canaliser le reiki.

Le reiju est l’une des idées phares du reiki japonais, et prend justement en considération tout ce que je viens d’exposer pour mieux refléter de la réalité des choses. Le reiju est en effet une activation énergétique cumulative, non liée à un niveau. L’idée de départ est qu’un élève devrait recevoir un reiju hebdomadaire de la part de son enseignant, mais dans les faits, c’est quelque chose qu’il est difficile de mettre en place et je ne suis pas sûr qu’il soit souvent utilisé de cette façon. La façon la plus simple de mettre en place une telle chose est de la transposer dans une pratique à distance.

Je remarque également que, du fait qu’une telle activation n’est pas liée à un niveau, et a un effet cumulatif, certaines personnes la considèrent comme un soin. Si l’on pousse la réflexion, on peut se dire que toute initiation, en tant que reconnexion à soi-même, est une forme de soin. Mais l’intention est subtilement différente. Dans un soin standard, la personne aura une plus grande dépendance, alors que dans une activation cumulative, l’idée est que la personne développe ses propres capacités.

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Les différentes couleurs de l’énergie

Une nouvelle manière d'apprendre l'énergétique : Cours de reiki minimax


Hier, je me suis rendu compte d’un fait amusant. Mon premier maître reiki, comme beaucoup d’autres, disait bien du mal du magnétisme. Par contre lorsqu’il s’agissait de s’établir comme praticien, il conseillait pour les personnes n’habitant pas une grande ville, d’utiliser le titre de « magnétiseur », plutôt que celui de « praticien reiki », parce que celui-ci est plus habituel et bien ancré dans nos traditions. Cela m’a donné l’idée d’un nouvel article sur le sujet du reiki et du magnétisme. Par le plus grand des hasards, il se trouve que Jean-Pierre Chupin du blog « reiki santé » a posté hier un article sur ce même sujet (au passage, si vous ne connaissiez pas ce blog, je vous en conseille la lecture).

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Son article m’a rappelé un autre sujet plus large sur lequel j’avais déjà réfléchi lors d’un échange avec un élève au sujet des différentes « couleurs » de l’énergie. La discussion portait sur certains maîtres qui enseignent à discerner les différentes formes de reiki par le ressenti. Par exemple, apprendre à être capable de reconnaitre quelle forme de reiju on vient de recevoir (est-ce un reiju « Doi », « Otha » …) Même si une telle pratique permet d’affiner les perceptions, j’ai le sentiment qu’elle va à contre-courant du fonctionnement du reiki. En effet, dans la pratique du reiki, on recherche l’union et non la séparation. Le but est de tendre vers l’universel. Effectivement, le simple fait de se dire que l’on va réaliser une pratique donnée d’une tradition donnée activera dans notre inconscient, tout un imaginaire lié à cette tradition. Cet imaginaire est nécessaire au fonctionnement de toute spiritualité, et entrainera sans aucun doute une légère « coloration » de l’énergie. Ceci n’est qu’une limitation liée à notre condition humaine, mais à mon avis, en aucun cas un but à atteindre. Je pense d’ailleurs que la principale différence entre le reiki et le magnétisme est de cet ordre là.

Si l’on prend en considération le fait que le magnétisme s’est développé il y a quelques siècles dans un univers « catholique à l’ancienne », ce que constate Jean-Pierre Chupin est assez logique. Dans ce contexte, c’est le prêtre qui traite des problèmes de l’âme, et si le problème est grave on parlera d’exorcisme. De ce fait, les personnes qui sont nourries par l’imaginaire du magnétisme cherchent avant tout la guérison physique, et si le problème est d’ordre spirituel, même s’il n’est plus trop la mode d’aller voir un prêtre pour cela, ils utiliseront facilement le mot « exorcisme ». De son côté, le reiki s’est développé depuis 30 ans dans un univers « new age / bien-être » et l’imaginaire qui lui est associé est donc plus moderne. Quelqu’un qui souhaite recevoir un traitement reiki est donc bien souvent en recherche de mieux-être. Même si aujourd’hui nous avons tendance à l’oublier, la promesse de départ du reiki est d’apprendre à soigner comme Jésus et ce n’est pas très étonnant non plus que des personnes qui ont une pathologie grave soient attirées par des soins reiki. L’exorcisme a pris une connotation négative pour beaucoup de gens, mais Jésus qui impose les mains pour guérir les malades semble avoir gardé une place encore importante dans notre imaginaire moderne.

Je crois qu’au fond, ce sont surtout les mots qui changent avec les époques et les cultures. Pendant longtemps les maladies ont été considérées comme des déconnexions au divin, et étaient soignées par les prêtres. Puis la médecine du corps s’est séparée de la religion et a pris de plus en plus d’importance dans la guérison des maladies. Aujourd’hui, alors que nous sommes dans une sorte d’apogée de la guérison physique, l’OMS considère que le stress est l’un des facteurs déclencheurs dans 90% des maladies. Une personne stressée est déconnectée de la source d’amour infini qui réside dans son cœur, et on peut voir le stress comme une façon moderne d’exprimer la déconnexion au divin. Au-delà de la petite guerre entre le reiki et le magnétisme, ce qui est bien plus dommage, c’est la guerre qui dure depuis l’antiquité entre la médecine du corps et celle de l’âme. Je suis intimement convaincu du fait que lorsque le corps est atteint par la maladie, il faut soigner le corps en priorité, mais je suis également persuadé du fait que le meilleur moyen d’atteindre la guérison est de conjuguer guérison du corps et guérison de l’âme. J’espère que tous les guérisseurs, qu’ils soient médecins ou énergéticiens, comprendront cela un jour.

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L’Usui Reiki Ryoho Gakkai

Une nouvelle manière d'apprendre l'énergétique : Cours de reiki minimax


Du point de vue de l’histoire du reiki, j’expose sur ce site des théories originales que certains trouveront un peu en marge, peut-être même légèrement exagérées. Voici un exemple de photo, qui selon la légende est issue d’un article de journal écrit en 1926 par Shouou Matsui, un auteur de l’ère Taisho.

Usui reiki ryoho gakkai

Comme je le disais, on peut faire dire n’importe quoi à une photo. Pour faire plus crédible, la personne qui a diffusé cette photo a pris la peine d’ajouter un texte sensé être d’origine. Shin shin kai zen Usui reiki ryoho reiju-sha ichido, ce qui signifie, « atelier de transformation de la méthode de guérison reiki d’Usui, membres autorisés à donner le reiju ». Il y a même la date en deuxième ligne, « Taisho 15 nen 1 gatsu 16 nichi », soit le 16 janvier 1926. Pour beaucoup , cette photo est donc la preuve de l’existence du reiki et d’une organisation reiki du temps de Usui.

Seul petit problème, le texte est en japonais moderne alors que la réforme des kanjis n’a commencé que 20 ans plus tard. Par exemple, le kanji ki marqué par une flèche est tracé dans sa version moderne. La version ancienne se traçait de cette façon :

ki en ancien japonais

Quand je dis qu’il est facile d’exploiter le fossé culturel, existant entre le Japon et l’occident, pour nous faire croire n’importe quoi, en voici un bel exemple.

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