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Les différentes couleurs de l’énergie

Pour aller plus loin : Cours de reiki minimax


Hier, je me suis rendu compte d’un fait amusant. Mon premier maître reiki, comme beaucoup d’autres, disait bien du mal du magnétisme. Par contre lorsqu’il s’agissait de s’établir comme praticien, il conseillait pour les personnes n’habitant pas une grande ville, d’utiliser le titre de « magnétiseur », plutôt que celui de « praticien reiki », parce que celui-ci est plus habituel et bien ancré dans nos traditions. Cela m’a donné l’idée d’un nouvel article sur le sujet du reiki et du magnétisme. Par le plus grand des hasards, il se trouve que Jean-Pierre Chupin du blog « reiki santé » a posté hier un article sur ce même sujet (au passage, si vous ne connaissiez pas ce blog, je vous en conseille la lecture).

mains-reiki

Son article m’a rappelé un autre sujet plus large sur lequel j’avais déjà réfléchi lors d’un échange avec un élève au sujet des différentes « couleurs » de l’énergie. La discussion portait sur certains maîtres qui enseignent à discerner les différentes formes de reiki par le ressenti. Par exemple, apprendre à être capable de reconnaitre quelle forme de reiju on vient de recevoir (est-ce un reiju « Doi », « Otha » …) Même si une telle pratique permet d’affiner les perceptions, j’ai le sentiment qu’elle va à contre-courant du fonctionnement du reiki. En effet, dans la pratique du reiki, on recherche l’union et non la séparation. Le but est de tendre vers l’universel. Effectivement, le simple fait de se dire que l’on va réaliser une pratique donnée d’une tradition donnée activera dans notre inconscient, tout un imaginaire lié à cette tradition. Cet imaginaire est nécessaire au fonctionnement de toute spiritualité, et entrainera sans aucun doute une légère « coloration » de l’énergie. Ceci n’est qu’une limitation liée à notre condition humaine, mais à mon avis, en aucun cas un but à atteindre. Je pense d’ailleurs que la principale différence entre le reiki et le magnétisme est de cet ordre là.

Si l’on prend en considération le fait que le magnétisme s’est développé il y a quelques siècles dans un univers « catholique à l’ancienne », ce que constate Jean-Pierre Chupin est assez logique. Dans ce contexte, c’est le prêtre qui traite des problèmes de l’âme, et si le problème est grave on parlera d’exorcisme. De ce fait, les personnes qui sont nourries par l’imaginaire du magnétisme cherchent avant tout la guérison physique, et si le problème est d’ordre spirituel, même s’il n’est plus trop la mode d’aller voir un prêtre pour cela, ils utiliseront facilement le mot « exorcisme ». De son côté, le reiki s’est développé depuis 30 ans dans un univers « new age / bien-être » et l’imaginaire qui lui est associé est donc plus moderne. Quelqu’un qui souhaite recevoir un traitement reiki est donc bien souvent en recherche de mieux-être. Même si aujourd’hui nous avons tendance à l’oublier, la promesse de départ du reiki est d’apprendre à soigner comme Jésus et ce n’est pas très étonnant non plus que des personnes qui ont une pathologie grave soient attirées par des soins reiki. L’exorcisme a pris une connotation négative pour beaucoup de gens, mais Jésus qui impose les mains pour guérir les malades semble avoir gardé une place encore importante dans notre imaginaire moderne.

Je crois qu’au fond, ce sont surtout les mots qui changent avec les époques et les cultures. Pendant longtemps les maladies ont été considérées comme des déconnexions au divin, et étaient soignées par les prêtres. Puis la médecine du corps s’est séparée de la religion et a pris de plus en plus d’importance dans la guérison des maladies. Aujourd’hui, alors que nous sommes dans une sorte d’apogée de la guérison physique, l’OMS considère que le stress est l’un des facteurs déclencheurs dans 90% des maladies. Une personne stressée est déconnectée de la source d’amour infini qui réside dans son cœur, et on peut voir le stress comme une façon moderne d’exprimer la déconnexion au divin. Au-delà de la petite guerre entre le reiki et le magnétisme, ce qui est bien plus dommage, c’est la guerre qui dure depuis l’antiquité entre la médecine du corps et celle de l’âme. Je suis intimement convaincu du fait que lorsque le corps est atteint par la maladie, il faut soigner le corps en priorité, mais je suis également persuadé du fait que le meilleur moyen d’atteindre la guérison est de conjuguer guérison du corps et guérison de l’âme. J’espère que tous les guérisseurs, qu’ils soient médecins ou énergéticiens, comprendront cela un jour.

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Reiki élémentaire (728.1 KiB)