Les deux problèmes de la pleine conscience

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Dans un article précédent, je me moquais un peu de la mode de la pleine conscience. Dans cet article, j’aimerais préciser les différents problèmes posés par la pleine conscience.

Comme je le disais dans mon autre article, le terme est mal choisi. Il peut tromper les gens qui vont s’imaginer être pleinement conscients sans avoir réfléchi à ce que cela signifie vraiment. Quel que soit notre état de conscience, nous conservons un inconscient et heureusement que les choses sont ainsi. Même s’il est source de problèmes, notre inconscient permet également notre stabilité psychique, par exemple, en nous protégeant de nos anciens traumatismes. « Pleine conscience » est la traduction de « samma sati ». Ce concept désigne plutôt une attention juste, focalisée. Mais il ne désigne pas la pleine conscience.

L’autre problème de la pleine conscience est que de nombreuses personnes croient qu’elles vont décoller spirituellement en utilisant cette méthode. Mais en réalité, elles s’ennuient dans leur pratique. Certaines personnes prétendent que c’est normal. Selon elles, il faut persévérer. Et plus elles augmentent la dose, plus elles s’ennuient. C’est parce que cette pratique ne sert pas à décoller, mais à atterrir. Après une expérience extatique, le mental va chercher à s’approprier un état de conscience qui le dépasse. Cela risque de causer beaucoup d’agitation. La posture de l’observateur détaché après les effets d’une expérience extatique permet d’éviter ce problème.

Il ne faut pas croire que tout ce qui vient du bouddhisme est bon. Le bouddhisme possède son lot d’idioties, comme n’importe quelle religion. La plupart des pratiques bouddhistes qui se sont développées en Occident sont déséquilibrées. Ils leur manquent la composante extatique. Mais ce n’est pas toujours le cas. Dans certains enseignements, la compassion est aussi importante que l’observation détachée. Autre problème, dans le néo-bouddhisme occidental, le mythe du Bouddha est souvent pris au premier degré alors qu’il s’agit d’un idéal. Il y a quelques semaines, j’ai posté une citation de Linji. Mais elle me semble tellement importante pour ne pas comprendre le bouddhisme de travers, je vais la répéter encore une fois : « Si tu rencontres un Bouddha, tue-le ! »