Archives de catégorie : Spiritualité

La nuance entre prendre et recevoir

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Dans un précédent article, je parlais du fait que donner ouvre et prendre ferme. Une personne m’a écrit pour me dire que selon elle, prendre ouvre également. Je ne suis pas d’accord avec cela et je vais vous raconter mon expérience. En fait, j’essaye de faire en sorte que ma vision des choses soit toujours issue de mon expérience. Et je me dis que lorsque j’évoque des principes de ce genre je devrais décrire le contexte que m’a permis de le comprendre.

Dans ce cas, il s’agit de mon expérience avec le site reiki dojo. Il y a douze ans, j’ai créé ce site en amateur. Ma seule volonté était de partager une passion. Quatre ans plus tard, j’ai décidé d’en faire un site pro, c’est-à-dire avec du contenu payant.

Dans un premier temps, je me sentais moins libre de partager de l’information comme je le faisais au départ. Je me disais que si je donnais trop de contenu gratuit, personne n’achèterait mon contenu payant. J’ai voulu prendre et cela a amoindri ma capacité à donner. C’est vraiment à ce moment que j’ai compris que la volonté de prendre nous referme.

Mais je ne voulais pas rester ainsi. Je voulais retrouver mon plaisir de partager. J’ai fini par comprendre une chose. Plus je partage de contenu gratuit, plus je vous laisse la possibilité de découvrir mon message. Et plus vous connaissez mon message et plus vous souhaitez aller plus loin en achetant mon contenu payant. D’après vos témoignages, cela se produit principalement pour deux raisons. Soit, vous trouvez normal de me remercier en échange du contenu que je propose gratuitement et de l’aide que cela vous apporte. Soit, vous aimez ce que je partage et vous avez envie de lire tout ce que j’écris.

Aujourd’hui, je suis dans une démarche qui consiste à donner pour recevoir. Je mets en place le nécessaire pour recevoir. Pour cela, j’écris des livres. Mais l’essentiel de mon attention est tourné vers le partage. Plus nous nous détachons de la volonté de recevoir et plus le fait de donner nous aide à nous ouvrir. L’idéal est de donner pour donner, mais il faut aussi penser à sa subsistance et trouver un équilibre.

Ce principe qui fait que donner permet une ouverture et prendre entraîne une fermeture se vérifie dans de nombreux domaines.

Si vous vous sentez déprimé et que vous faites un auto-traitement, vous allez vous sentir mieux. Mais si vous avez une personne sous la main, donnez-lui un traitement. Au lieu d’être tourné vers vous-même avec le désir de prendre, vous serez tourné vers l’autre avec le souhait de donner. Ainsi, vous vous sentirez encore mieux que si vous aviez fait un auto-traitement.

Lorsque nous étudions une discipline, il est difficile de dépasser un certain niveau. Parce que dans l’étude, nous prenons. Par contre, pour dépasser cette limite, il suffit d’enseigner ce que nous savons. En enseignant, nous donnons et nous nous ouvrons. Cela nous permet d’aller beaucoup plus loin dans notre compréhension.

Je pourrais encore vous donner de nombreux exemples, mais vous voyez le principe.


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Comment arrêter de juger tout en continuant à avoir un avis

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Il est souvent enseigné qu’il ne faut pas juger. Le plus souvent, cela est affirmé sans explications. Pourquoi ne faut-il pas juger ? Qu’est-ce que le jugement ? Comme toujours avec ce genre « d’enseignements », on nous sort un principe tout fait sans nous inciter à comprendre le fond du problème.

En conséquence, toutes les personnes qui ont été conquises par cette idée se retrouvent dans une situation similaire. Sous prétexte de ne pas juger, elles ne s’autorisent plus à avoir le moindre point de vue. De ce fait, elles perdent leur esprit critique. Et comme elles comprennent les choses superficiellement, elles ne se protègent pas du jugement.

Dans mon livre « Spirituellement incorrect », j’explique la différence entre jugement et discernement. Le jugement est associé à une émotion négative. Comme la qualité de notre vie dépend de la qualité de nos pensées, il est préférable d’éviter le jugement. Le discernement est détaché des émotions. Il fait intervenir uniquement la raison.

Par exemple, lorsque je dis que la plupart des personnes qui souhaitent ne pas juger perdent leur esprit critique, je ne suis pas en train de les juger. Parce que cette situation ne génère aucune émotion négative en moi. La nuance entre jugement et discernement n’est pas liée à ce que je pense ou que j’exprime. Je pourrais affirmer exactement la même chose avec émotion et dans ce cas, il s’agirait d’un jugement.

Il est assez difficile de différencier jugement et discernement chez les autres. Sauf si l’autre déborde d’émotions. Par exemple, si vous êtes dans la situation de la personne qui perd son esprit critique dans le but de ne pas juger, vous vous sentez probablement jugé par mes propos. Mais l’émotion que vous ressentez existe uniquement en vous. Cela ne veut pas dire qu’elle vient de moi.

Par contre, en soi, il est beaucoup plus facile de différencier les deux. Il suffit d’observer nos pensées.

Voici une pratique simple.

Il vous arrive probablement de ne rien faire et de laisser courir vos pensées. Vous pouvez même planifier un moment et vous dire que pendant 30 minutes ou plus, vous allez observer et noter vos pensées. Chaque fois qu’une pensée appairait, observez-la. Est-elle associée à une émotion positive ? Ou au contraire véhicule-t-elle une émotion toxique ?

Ne vous jugez pas. Si vous observez une pensée toxique, ne vous dites pas « oh non, encore une pensée de merde ». Parce que cela vous fera deux pensées toxiques au lieu d’une. Soyez uniquement observateur. Ne cherchez pas à combattre vos pensées négatives. En les observant de manière détachée, elles disparaîtront d’elles-mêmes assez rapidement.

Vous pouvez pratiquer ainsi quotidiennement, soit de manière formelle en planifiant un moment, soit de manière informelle, chaque fois que vous laissez divaguer vos pensées.

Cette pratique a un double intérêt. Elle vous apprendra en profondeur la différence entre jugement et discernement. Mais elle vous permettra également de prendre conscience de la toxicité de bon nombre de nos pensées. Encore une fois, ne cherchez pas à lutter contre cela. Plus vous prendrez conscience du phénomène et plus il disparaîtra de lui-même.

Je vous conseille d’être attentif à deux types de pensées qui se trouvent à la limite. Lorsque nous envisageons une situation avec humour, il s’agit parfois d’une pensée saine. L’humour est d’ailleurs un bon moyen pour dépasser le jugement. Mais parfois, l’humour n’est que superficiel et il cache une pensée toxique.

Il est également intéressant d’observer nos pensées « vides ». Vous remarquez que nos pensées futiles, même si elles ont l’air innocentes au premier abord, sont associées à une émotion aussi toxique que le jugement. C’est pour cela que lorsque nous passons trop de temps à penser pour ne rien penser, nous nous sentons aussi mal que si nous avions passé ce temps à juger ou à ruminer des problèmes.


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Pourquoi existe-t-il autant d’incohérences dans le domaine de la spiritualité

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Une personne m’a demandé pourquoi d’un côté, j’affirme que les filiations reiki n’ont pas d’importance et de l’autre, je partage ma filiation dans mon cours de reiki élémentaire. Cette personne est d’accord avec le fait que la filiation n’assure en rien la qualité d’un enseignement. Mais elle est dérangée par le fait que je partage malgré tout une filiation. Pour cette personne, cela génère de la confusion.

Si je l’ai fait, c’est tout simplement parce qu’on me posait souvent la question. Lorsqu’on partage de l’information, il faut se mettre à la portée des gens qui nous lisent. S’ils trouvent intéressant d’avoir une filiation, cela ne me dérange pas de leur en fournir une.

C’est également pour cette raison que je souhaite parler plus souvent de développement personnel. Parce que la rencontre avec l’absolu fait fantasmer beaucoup de monde. Mais comme la plupart des gens associent inconsciemment cette expérience à la mort, dans les faits, ils font tout pour l’éviter.

Ces derniers temps, on me parle de plus en plus de confusion dans le domaine spirituel. Mais il faut faire la différence entre deux phénomènes.

D’un côté, il existe des enseignants qui expliquent tantôt que les symboles n’ont pas de pouvoir en eux-mêmes, mais qu’ils sont un vecteur de l’intention, tantôt qu’ils sont secrets, sacrés, et qu’ils émettent des ondes de formes… Effectivement, de tels enseignants répètent des informations contradictoires sans vraiment les comprendre et génèrent de la confusion. Bien entendu, il ne s’agit que d’un exemple pour illustrer ce phénomène.

D’un autre côté, le monde n’est pas monolithique. Même en ne partageant que des choses que l’on maîtrise vraiment et en essayant d’être cohérents, vus de l’extérieur, certains éléments peuvent sembler incohérents.

Lorsqu’on partage des informations, il est important d’être cohérent. Mais il faut également être attentif à ne pas tenir un discours monolithique au nom de la cohérence. Parce qu’un enseignement monolithique engendre encore plus de confusion.

Pour illustrer cette idée, je vais prendre l’exemple de la mode actuelle de l’advaïta. Lorsqu’on pratique la spiritualité avec assiduité pendant 10 ou 20 ans, d’un côté on se rapproche de la vérité, d’un autre, on se crée une barrière qui nous voile la vérité. L’advaïta traditionnelle propose des pratiques pour nous conduire à cette barrière, mais également un enseignement pour la démolir. Mais au nom de la cohérence, certaines personnes ont décidé que la pratique spirituelle entretient l’illusion. C’est ainsi que la mode de l’advaïta « moderne » est née.

Cet enseignement coupe les personnes qui l’abordent trop tôt de la spiritualité. Dans le meilleur des cas, il permet d’atteindre un état de conscience superficiel qualifié d’éveil, tout en barrant la route de la contemplation véritable. Et il incite ces adeptes à imaginer qu’ils ont transcendé la condition humaine. Une vision monolithique du monde est toujours superficielle.

Pour faire la part des choses, il est important de se recentrer sur soi-même, de devenir sa propre référence, et de faire ses expériences. Les enseignants spirituels peuvent nous inspirer. Leurs indications peuvent être la source de nouvelles expériences. Elles nous permettent d’aller plus vite. Mais il est impossible de démêler les apparentes incohérences en considérant qu’il est possible d’avoir une référence extérieure.

Ce qui vient de l’extérieur n’est que de l’information. Et l’information est toujours superficielle. Pour qu’elle se transforme en connaissance, il faut faire passer l’information par le filtre de l’expérience. Et en multipliant les différentes expériences, il devient possible de faire la part des choses.

D’autant que selon la somme de nos expériences, nous avons tous une vision du monde différente, et chacun voit des incohérences là où d’autres ne les voient pas. Il est donc impossible d’être cohérent pour tout le monde. Par exemple, pour ma part, parler de développement personnel lorsqu’on souhaite une vie meilleure permet d’éviter la confusion de la spiritualité. Mais une personne qui pense avoir dépassé sa nature humaine trouvera ma démarche incohérente.


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Comment parler de spiritualité à des personnes cartésiennes

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C’est une question qui revient souvent. J’ai déjà évoqué le sujet plusieurs fois. Mais je souhaite le traiter une nouvelle fois.

Lorsqu’une personne se croit cartésienne et que de ce fait, elle rejette la spiritualité, la première chose à faire est de lui expliquer qu’elle n’est pas cartésienne. Descartes n’était pas matérialiste. Au contraire, dans le discours de la méthode, il explique qu’il a plus de doutes sur l’existence de la matière que sur l’existence de l’âme et de Dieu. L’une des idées fondamentales de la pensée de Descartes est d’aller voir par soi-même plutôt que de croire ce qu’on nous dit. Comme cette personne n’a visiblement pas lu Descartes, mais que malgré tout elle se croit cartésienne, cela vous fait un deuxième argument pour lui prouver qu’elle ne l’est pas.

Ensuite, vous pouvez demander à cette personne si elle considère que les mathématiques sont plus sérieuses que la religion. Elle vous répondra très probablement que oui. Alors vous pourrez lui faire remarquer que les axiomes des mathématiques sont identiques aux dogmes des religions. Dans les deux cas, il s’agit d’hypothèses invérifiées pourtant considérées comme vraies. Et si de Platon à Rousseau, la religion peut se passer de dogmes, il ne reste rien des mathématiques sans axiomes. Autre « problème » des mathématiques, ils empruntent à la religion la notion d’infini alors qu’elle ne peut être observée dans l’univers tangible. Notre « oeil » intérieur peut appréhender l’infini, mais pas nos sens physiques. Lorsque nous observons l’univers et que nous décidons qu’il est infini, nous sommes comme une fourmi qui décrète que la forêt dans laquelle se trouve sa fourmilière est infinie. Cela ne représente rien de sérieux.

Si par exemple, la personne trouve absurde le fait de pratiquer des traitements par impositions des mains, vous pouvez lui montrer des publications scientifiques qui démontrent leur efficacité. J’en ai listé quelques-unes dans ce document :

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Certes, nous ne savons pas comment ça marche. Mais nous savons que ça marche. La plupart des gens utilisent l’électricité sans avoir la moindre idée de comment elle fonctionne. Mais cela ne les empêche pas de l’utiliser. Pourquoi ne pas faire de même avec des techniques spirituelles ?

Le vrai problème de la spiritualité réside dans le fait que de nombreuses personnes pensent qu’il faut tout expliquer à n’importe quel prix. Mais lorsque nous ne savons pas comment les choses fonctionnent, toutes nos explications nous font passer pour des idiots.

Si tous les pratiquants spirituels se contentaient de dire : « je ne sais pas trop comment ça marche, mais je teste ce qui fonctionne ou non, et quand cela fonctionne je continue », tout irait bien.

Mais au lieu de cela, le milieu spirituel est dominé par les pseudosciences. Aujourd’hui, la mode est au pipotron quantique. Certaines personnes ne savent même pas où elles vont. Elles croient et font des choses parce que c’est la mode. Elles ne se demandent même pas si c’est bénéfique pour elles.

Mais il ne faut pas généraliser. Il existe également des gens qui appréhendent l’esprit d’une manière rationnelle. Si vous n’êtes pas trop versé dans l’art du pipotron quantique, il est finalement assez facile de montrer que votre vision du monde est plus solide que celle des matérialistes qui se réclament d’idées qu’ils ne connaissent pas.

Un petit dernier pour la route. Dans l’expérience primaire de la réalité, la négation n’existe pas. Pour concevoir la négation, il faut constater l’absence de quelque chose. Mais il s’agit d’une abstraction, pas d’une expérience primaire. De ce fait, il faut d’abord connaître Dieu avant de concevoir l’athéisme. Si Dieu n’existait pas, l’athéisme n’existerait pas non plus.

Voilà, cela vous fera plein d’arguments pour égayer votre repas de Noël. Je sais que c’est dans 4 mois, mais il n’est jamais trop tôt pour se préparer. Si vous pensez que cet article peut contribuer à la survie d’un de vos amis, vous pouvez le partager.

Tous des pervers

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Dans mon livre « spirituellement incorrect », je fais le lien entre enseignement et perversité. Pour les personnes qui ne se sont jamais intéressées à la psychologie et qui ne voient pas forcément le rapport, j’aimerais clarifier ce point.

Fondamentalement, un pervers croit que ce qu’il pense est au-dessus de ce que l’autre est capable de penser par lui-même.

Bien entendu, tout le monde connaît la perversité sous son aspect pathologique. À ce stade, un pervers pense qu’il abuse les autres pour leur bien, qu’il s’agisse d’un abus physique ou mental.

Mais vous remarquerez que la motivation fondamentale du pervers est assez similaire à celle de l’enseignant. L’enseignant aussi croit que ce qu’il pense est bon pour les autres.

Mais qu’est-ce qui différencie un enseignant d’un pervers, alors que les deux sont animés par la même motivation ? Et comment enseigner sans tomber dans la perversité ?

La différence entre un enseignant et un pervers est que pour le pervers l’autre n’existe pas. Il se raconte des histoires à propos d’autrui. Mais la réalité des autres ne l’intéresse pas.

De son côté, un enseignant est censé s’intéresser un minimum à la réalité d’autrui pour établir un rapport véritable.

En résumé, lorsque vous vivez une expérience qui ne colle pas à la tradition défendue par un « enseignant », et que celui-ci va chercher à démonter votre expérience par tous les moyens pour préserver sa tradition, vous n’avez pas affaire à un enseignant, mais à un pervers.

Bon, il est facile de tirer sur l’ambulance. Mais en réalité, tous les enseignants sont un peu pervers. Surtout lorsqu’ils n’ont pas conscience du problème.


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