Que faire de la violence des textes religieux ?

Une nouvelle manière de pratiquer le reiki


Tous les théologiens de toutes les religions affirment que l’amour est le cœur de leur religion. Pourtant, ces mêmes religions sont basées sur des textes qui contiennent un certain degré de violence. Pourquoi les choses sont-elles ainsi ?

Au départ, si ces textes sont violents, c’est pour des raisons historiques. Lorsque le Lévitique énonce des lois qui nous paraissent inhumaines aujourd’hui, il s’agit des lois qui étaient appliquées à l’époque.

Les intégristes de toutes religions prennent leurs textes au sens littéral. Les athées font la même chose. Et les théologiens pratiquent l’herméneutique. Cela signifie qu’ils cherchent des interprétations lumineuses lorsque la lumière du sens littéral ne saute pas aux yeux.

Par exemple, le personnage de Jacob est considéré comme l’un des patriarches bibliques. Il devrait être un modèle pour la personne qui lit son histoire. Pourtant il ment, il trompe son père et son frère, il pratique la sorcellerie pour voler le troupeau de son beau père… Puis vient le combat avec l’ange auquel on ne comprend pas grand-chose.

Dans l’Ancien Testament, il existe très souvent des jeux de mots sur le nom des personnages. En hébreu, le nom de Jacob (יעקב) dérive du mot « talon » (עקב) car celui-ci tient le talon de son frère lors de sa naissance. Mais ce même mot signifie aussi « tordu ».

Après son combat avec l’ange, Jacob est renommé Israël (ישראל). Les trois premières lettres (les deux dernières signifiant « Dieu ») du mot (ישר) peuvent être traduites de deux manières. Soit la première lettre est un élément de conjugaison et le mot signifie « régner » (même s’il existe une tradition de le traduire par « lutter », il n’y a pourtant pas d’ambiguïté). Soit on considère qu’il s’agit d’un jeu de mots et que la première lettre fait partie de la racine. Le mot signifie alors « droit ».

Un autre indice permet de mieux comprendre le sens du combat avec l’ange. Juste après, Jacob va dans un lieu nommé Souccot. Ceci est une allusion à la fête biblique du même nom qui se déroule peu de temps après Kippour, le jour du repentir. Cela signifie que le combat avec l’ange est une image pour le repentir.

L’histoire de Jacob exprime finalement le fait que même si nous sommes tordus, en reconnaissant nos erreurs, et en essayant de ne plus les répéter, nous pouvons devenir droits.

Pour cette interprétation, je me suis tourné vers la langue originale du texte. Mais il existe une infinité de manières de faire. Les traductions et leurs erreurs peuvent également ouvrir de nouvelles voies d’interprétations intéressantes.

Beaucoup de personnes pensent qu’il ne peut y avoir qu’une seule interprétation pour un texte donné. Mais en réalité de multiples interprétations superposées peuvent dériver d’un même texte et être acceptées par une même tradition.

Un mode d’interprétation très intéressant consiste à considérer qu’un texte sacré ne parle absolument pas du monde extérieur. Tous les conflits qui y sont présentés ne désignent alors que des antagonismes à l’intérieur du lecteur. Si je ressens de la négativité face à un texte, ce n’est que ma propre négativité.

Il est donc possible d’utiliser le texte comme un miroir pour éclairer les recoins obscurs de notre inconscient. Cet usage est habituel avec certains textes de prières. Le but de la prière est de susciter un état d’amour. Pourtant, certains textes de prière sont extrêmement violents (par exemple, les psaumes de malédiction). Cela peut sembler paradoxal, mais en utilisant uniquement des textes lumineux pour prier, on reste superficiel.

Jung dit que pour devenir lumineux, il faut éclairer son ombre. C’est exactement ce que permettent ces textes. Il est facile de dire que je n’ai aucune haine contre personne. Mais lorsque je lis le psaume 35 et que je regarde ce qu’il se passe dans mon cœur, je sais si cela est vrai ou non.

Le sujet de l’herméneutique est vaste et complexe. Le but de cet article n’est pas de donner un cours, mais de permettre aux personnes qui ne connaissent rien à la religion d’avoir un regard un peu moins superficiel sur le sujet.

sefer-torah
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